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Routes: 28 milliards de F pour des péages modernes

L’irruption organisée du privé dans ce poste de recettes fiscales charrie divers enjeux.

Toutes taxes comprises, la facture sera de 28 milliards de F.  L’appel d’offres lancé le 25 août dernier par le ministère des Travaux publics (MINTP) à quelques entreprises triées sur le volet comporte cette évaluation du financement et du montant prévisionnel des travaux de quatorze péages modernes, automatiques, qui vont bientôt changer la vie à ces points de recettes incontournables sur les principaux axes bitumés du Cameroun. Il s’agit de points célèbres : Nsimalen par exemple sur la nationale N°2, Edea sur la N°3, Nkometou entre Yaoundé et Obala. Mais aussi, de Matezem sur la nationale N°6 entre Bafoussam et Bamenda et Foumbot… De sources officielles, l’entreprise ou le groupement d’entreprises qui devra construire les péages à venir supportera elle-même les coûts. Le projet ayant été conçu et conduit sur le mode partenariat public-privé (PPP) en avril 2016. La question du sort des tarifs nouveaux qui pourraient résulter de ces aménagements et celle du sort des actuels employés demeure cependant en suspens. Tout juste, apprend-on auprès du ministère concerné, que le gouvernement compte par ce moyen « optimiser la recette des péages routiers ». Lesquels ont fluctué selon les années, poussant l’Etat à commander un audit indépendant du Programme de sécurisation des recettes routières. A titre d’exemple, rapportait récemment Cameroon Tribune « entre 2001 et 2005, les recettes annuelles se situaient autour de cinq milliards de F par an. Puis, de 2005 à janvier 2008, elles sont passées à une moyenne de trois milliards de F par an. Face à cette situation, deux actions avaient été instruites : l’accélération par le ministre des Travaux publics de la mise en œuvre du projet de gestion automatisée des postes de péage routier, notamment sur les axes Yaoundé-Douala-Bafoussam-Yaoundé, le triangle qui générait à l’époque environ 75% des recettes ». En 2013, ces recettes ont franchi le cap des six milliards de F. Après l’examen des offres des présélectionnés le 3 novembre prochain, l’on en saura certainement davantage. Et plus encore, au bout des deux années durant lesquelles les constructions devront être réalisées. Quoi qu’il en soit, la durée de l’exploitation de nouveaux péages dans ce PPP est fixée à 216 mois. Durant cette vingtaine d’années, les usagers auront le loisir d’apprécier des plateformes différentes, pouvant accélérer le flux de passage dans ces lieux souvent embouteillés. Le profil-type dispose de deux chaussées de deux voies chacune. Dans les péages très fréquentés de Nkometou ou d’Edéa, ce sera trois voies. Autre différence, des bâtiments de postes de péage qui accueilleront aussi bien les services techniques que les agents de sécurité. 14 Le nombre de postes de péage modernes automatiques à construire.      

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