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GET IT CLEAR: « nous n’achetons plus des équipements aux polluants fluides, dits PCB »

Mary Ntantang, responsable sécurité, environnement et responsabilité sociétale chez Eneo.

Les pouvoirs publics pressent les entreprises de sortir de leurs équipements les polluants fluides dits PCB, produits chimiques dangereux présents dans les peintures, les huiles de transformateurs électriques, etc. Qu’est-ce que ces équipements représentent dans votre dispositif ? Nous avons effectivement dans notre parc national, des transformateurs qui ont été fabriqués avec les huiles enrichies au PCB du fait des propriétés de cette substance pour le fonctionnement du transformateur. Au regard de la dangerosité de ce produit et conformément à la convention de Stockholm, ces transformateurs contenant du PCB doivent être identifiés et retirés de notre parc pour un traitement approprié. Eneo a développé un programme d’inventaire et d’identification des transformateurs PCB, programme qui mobilise équipements et personnel opérationnel des entrepôts, magasins et bases techniques avec des performances appréciables et visibles sur le terrain. A ce jour, nous avons déjà eu à éliminer presque cent tonnes de ce type de produit au courant de l’année 2009. Actuellement, nous avons près de cent quatre-vingt-deux tonnes de transformateurs PCB identifiés. Nous estimons à près de 5% soit 750 transformateurs contaminés au PCB sur l’ensemble de notre parc estimé à 15 000 transformateurs. Depuis 2001, nous n’achetons plus ceux qui contiennent des PCB. Les fournisseurs sont tenus de nous livrer des équipements certifiés non PCB. Quels investissements avez-vous fait pour ces besoins ? L’entreprise a investi à plusieurs niveaux: dans l’acquisition des équipements de tests, d’inventaire et d’analyse des huiles des transformateurs suspectés PCB (tests kits analyseur PCB, masques, combinaisons jetables, etc.) ; la formation et la sensibilisation en interne de tout le personnel sur la gestion des PCB ; le remplacement des transformateurs identifiés PCB devant être sortis du réseau pour élimination ; la construction de trois magasins de stockage approprié des transformateurs identifiés PCB à Bafoussam, à Douala [Bassa] et Yaoundé [Ngousso] ;l’élimination des transformateurs a PCB dont la première phase a eu lieu en 2009. La prochaine destruction qui sera effectuée cette année pour environ 60 tonnes de bétons contaminés au PCB est facturée à 1150 euros [753 250 F] par tonne. Comment avez-vous financé ces changements ? La compagnie a financé toutes ces opérations sur fonds propres à partir du budget opérationnel ou du budget d’investissement. Nous n’avons eu aucun apport extérieur. Cela n’est évidemment pas facile pour nous. Il faut noter que c’est une question de protection de l’environnement et c’est notre responsabilité sociale. Cela dit, nous sommes aussi bénéficiaires de ces changements. Car, les nouveaux équipements permettent de mieux distribuer le courant électrique que nous produisons. C’est une économie pour notre budget.

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