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Next Coffee: quand le café rencontre le gingembre

La PME Gariland, basée à Mbalmayo, propose ce mélange dans un produit original depuis un an.

Dame Siewé ne s’explique pas pourquoi ses compatriotes continuer « d’avoir une alimentation déséquilibrée alors que le Cameroun est le grenier de l’Afrique centrale ». Voilà ce qui l’a poussé à convaincre son époux à créer une petite entreprise familiale. On est en 2007. Le couple a continué à murir l’idée, avant de se lancer. Et ce n’est qu’en 2016 que le couple va franchir une étape et se lancer véritablement. Le projet prend alors corps. Mme Siewe et son époux décide de produire une boisson chaude des oligo-éléments de pure souche. Le café tonique à base d’arabica prospère. Le temps de se former sur le tas et de prospecter le marché, le couple décide de se rendre dans l’un des bassins de production de café, dans la région du Nord-Ouest, la ville natale de l’épouse. La recette est constituée des éléments suivants : clou de girofle, gingembre et bien d’autres aromes qui entrent dans la composition. La production artisanale leur permet de torréfier le café Arabica en petites doses. Les machines dont dispose le couple leur permettent de produire 500 sticks (sachets) de cinq grammes par jour. Ce qui équivaut à une recette de 1,5 million de F par mois. Dans sa démarche, Dame Siewe a un seul objectif : « Porter un sourire sans faim sur le visage des Africains ». C’est resté un slogan cher à leur PME Gariland qui se fait progressivement une place dans l’univers de l’agroalimentaire. La promotrice de Next Coffee, Selamo Dorothy Binla Siewe, a pris le soin de breveter son produit auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). « Il est important de protéger sa marque, non seulement pour se prémunir des pirates, mais surtout pour garder intact le procédé de fabrication pour la postérité », explique-t-elle à un investisseur qui souhaite être partenaire dans la vente de ses produits. Le plus grand défi reste que le produit prenne ses marques dans le cœur des Camerounais. 1,5 millions de F C’est la recette mensuelle du Next Coffee. ENTRETIEN « Nous produisons 500 sachets par jour » Selamo Dorothy Binla Siewe, inventrice du Next Coffee Pourquoi avez-vous mis sur pied cette boisson tonique ? Juriste de formation, je me suis demandé à quoi je servirais si je ne posais pas d’action qui aide mes concitoyens. En regardant autour de moi, je me suis rendue compte que les produits importés se retrouvaient en majorité dans les grandes surfaces et dans les petites échoppes de nos quartiers. De même, la qualité de ces produits et leur conservation ne se font pas toujours selon les règles de l’art. Il m’est donc venu l’idée de transformer localement les produits de notre agriculture. C’est ainsi qu’est né Next Coffee et d’autres produits que nous transformons sur place à Mbalmayo. Quelle est la cible de vos produits ? Nous avons constaté que beaucoup de Camerounais ne veulent plus se donner de la peine pour trouver des produits prêts à la consommation. Nous ciblons en priorité ceux qui veulent consommer les produits bio. Nous restons dans notre vision de nourrir nos clients avec des produits locaux de bonne qualité et à moindre coût. Notre production est encore artisanale. Ce qui n’influence en rien la qualité de nos produits. Au contraire, il y a une plus-value dans les méthodes de production. Next Coffee, c’est le café Arabica auquel nous avons associé le clou de girofle, le gingembre et d’autres oligo-éléments nutritifs. C’est une boisson qui procure une sensation bio-tonique. Actuellement, nous faisons face aux imitateurs qui dévaluent nos produits. Quelle est votre capacité de production actuelle ? Nous produisons 500 sachets par jour. Cela obéit à un procédé bien spécifique. Lorsque vous brevetez un produit, il y a une démarche à suivre pour que les quantités produites ne soient pas dénaturées. Le package contient dix sachets à l’intérieur. Et chaque sachet coûte 100 F. Le paquet revient à 1000 F à l’achat. Pour l’instant, la production souffre de la disponibilité d’emballages. En effet, nous les commandons de France à 60 F la pièce. Mais, nous ne pouvons pas commander moins de 200 000 emballages. Lorsqu’on fait un calcul rapide, cela avoisine 12 millions de F. Nous sommes obligés de passer par des grandes entreprises qui achètent pour les revendre à 100 F la pièce. Notre café est 100% camerounais tiré de l’Arabica.          

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Commentaires

  • avatar
    10months ago

    Svp oĂą est peut on en trouver ici Ă  Douala

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