loader

Patate douce TIB1 et IRAD1112: deux variétés hautement productives

Mises au point par l’IRAD, ces variétés ont un cycle végétatif court et donnent des rendements allan

Parmi les quatre médailles en or glanées par l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) au 44e Salon international des inventions tenu en avril 2016 à Genève (Suisse), la patate douce figure en bonne place comme produit de forte consommation avec la variété TIB1. Elle a été retenue pour son adaptabilité écologique et son haut potentiel de rendement. L’IRAD développe également une autre variété tout aussi améliorée : l’IRAD 1112. Avec les variétés améliorées, la production est de 35 à 40 tonnes à l’hectare lorsque les techniques culturales sont respectées, contrairement aux variétés locales dont le rendement se situe entre quatre et 10 tonnes à l’hectare. Les deux trouvailles sont brevetées auprès de l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (OAPI) avec une période de validité de 21 ans pour le TIB1 et de 22 ans pour l’IRAD 1112.   Grâce au court cycle végétatif de ces patates (3 à 4 mois) couplé à la maîtrise des itinéraires techniques, il est possible pour les exploitants agricoles de faire au minimum deux récoltes par an. Ce qui n’est pas le cas pour les variétés locales dont la durée du cycle de production est de 5 à 6 mois. Les patates de l’IRAD sont Tchuinte, a reconnu en mai 2016 que les patates mises au point par l’IRAD séduisent de plus en plus les boulangers qui veulent produire du pain à base de farine de patate, afin de limiter les importations de blé. D’après l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (ACDIC), les boulangers ont importé plus de 163 000 tonnes de blé en 2013, soit un montant d’un peu plus de 33,5 milliards de F.  La culture des patates de l’IRAD est simple et peu exigeante. Elles s’adaptent à diverses conditions écologiques et résistent à de nombreuses maladies. Du point de vue économique et nutritionnel, les variétés TIB1 et IRAD 1112 ont une énorme productivité en termes de matière sèche (22kg/ha/jour) et d’apport énergétique (70 000Kcal/ ha/jour). Ces nouvelles variétés vont contribuer à améliorer la production de ce tubercule évaluée à près de 375 000 tonnes en 2015 selon des données provisoires du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. En 2015, trois nouvelles variétés de semences ont été acquises par le Cameroun au Ghana, au Burkina Faso et au Nigeria. De plus, des parcelles de multiplication pour la constitution du matériel végétal ont été mises en place.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...