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Logement: les villes les moins chères du pays

Selon des informations collectées auprès des agents immobiliers, il est encore possible de louer un

Le logement constitue l’une des principales poches de dépense pour les ménages camerounais. Selon les données de la quatrième Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM4), réalisée par l’Institut national de la Statistique (INS) en 2014, la dépense moyenne annuelle de loyer par ménage est de 361 012 F dans la ville de Yaoundé, capitale du Cameroun. Cette dépense est de 347 450 F à Douala. Au niveau des régions, le Nord est moins cher, avec 75 536 par an. L’Extrême-Nord lui emboite le pas, avec une dépense moyenne annuelle de 93 640 F. Le Nord-Ouest vient en troisième position avec 116 305 F. Ces données régionales cachent bien des disparités, lorsqu’on observe les prix des loyers au niveau des principales villes. Lesquelles données ont évolué et ne sont pas encore actualisées. C’est pourquoi nous avons fait recours aux agents immobiliers pour collecter les informations les plus fraîches sur la pratique des prix dans les dix chefs-lieux de région. Certes, l’on reconnait qu’il y a des agences immobilières agrées, l’on ne se fait aucune illusion que l’activité est infestée par des agents véreux qui entretiennent la spéculation et la tendance inflationniste autour de logements. Si pour l’offre des logements sociaux de la Société immobilière du Cameroun (SIC), les prix sont bien connus, standardisés pour les fonctionnaires et opérateurs économiques, l’on ne peut pas dire la même chose pour les logements proposés par des particuliers. Selon les experts, l’offre est globalement inférieure à la demande. Le déficit est, par exemple, d’un million de logements dans la ville de Douala. Il n’est donc pas surprenant de constater que les prix sont fixés à la tête du client. Et quand les agents immobiliers véreux s’en mêlent, le locataire doit saigner. Selon les bailleurs, plusieurs facteurs sont à prendre en compte dans la pratique des prix ; le haut standing dans les quartiers huppés, les voies d’accès et les commodités dans les centres-urbains, la disponibilité des services sociaux de base dans les quartiers périphériques… Notre dossier révèle qu’il est encore possible de louer un studio moderne à 15 000 F dans les villes d’Ebolowa, Garoua et Bamenda, et ceci dans les centres-urbains. Ce qui n’est pas le cas dans la ville de Ngaoundéré, par exemple, où le studio se loue à 54 000 F. L’on observe une inflation non maîtrisée dans les deux métropoles du pays que sont Yaoundé et Douala, du fait de leur démographie galopante. La détermination des pouvoirs publics d’augmenter l’offre reste une préoccupation constante. Les projets de l’offre en logements (portés par les acteurs publics et privés) sont dans la phase d’exécution pour certains. Et d’autres en phase de maturation. Mais il y a également plusieurs d’entre eux qui dorment encore dans les tiroirs faute de moyens financiers et difficultés liée à l’accès à la terre. La volonté des Camerounais ordinaires d’avoir un pied-àterre est tenace, malgré son faible pouvoir d’achat et autres vicissitudes quotidiennes. Dépense (en F CFA) annuelle moyenne de loyer par ménage   2001 2014 Douala 400 911 347 450 Yaoundé 314 611 361 012 Adamaoua 92 028 126 121 Centre (hormis Yaoundé) 137 525 140 241 Est 121 861 121 848 Extrême-Nord 100 105 93 640 Littoral (hormis Douala) 152 253 125 950 Nord 102 240 75 536 Nord-Ouest 89 865 116 305 Ouest 118 547 127 451 Sud 143 627 187 646 Sud-Ouest 120 498 146 798                                                                                               source : ECAM 2 et 4 (INS)

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