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Afrique centrale: plus de 5700 éléphants abattus depuis 2007

Un rapport récemment publié par un réseau de surveillance révèle la montée en puissance de marchés o

  Au cours des périodes 2007, 2009, 2014 et 2015, 5712 éléphants ont été abattus dans la sous-région Afrique centrale. Soit l’équivalent d’un peu plus de 53 700kg d’ivoire saisis sur ce marché au cours de la même période. Ces indications sont contenues dans un rapport publié le 7 septembre dernier par le réseau de surveillance du commerce de la faune et de flore sauvages, TRAFFIC. Ledit rapport intitulé « Ivory Markets in Central Africa-Market Surveys in Cameroon, Central African Republic, Congo,Democratic Republic of the Congo and Gabon: 2007, 2009, 2014/2015 » est considéré par les experts comme la première étude complète sur le commerce illégal d’ivoire dans cinq pays d’Afrique centrale depuis près de 20 ans. Il met en relief la recrudescence de marchés ouverts de l’ivoire qui font peser un lourd fardeau sur la population des éléphants dans les cinq pays ciblés à savoir le Cameroun, la RDC, la RCA, le Congo et le Gabon. « Sur l’ensemble des années couvertes par l’étude, un total de plus 2000kg d’ivoire travaillé étaient en vente, représentant 12 964 objets en ivoire dans 244 points de vente. A elle seule, la RDC représentait 1355kg d’articles en ivoire disponibles à la vente (ou exposés), soit plus de 65% des articles pour l’ensemble de la sous-région », souligne le rapport. D’après Christopher Sone Nkoke, l’un des auteurs du rapport et chargé du Projet faune sauvage de TRAFFIC en Afrique centrale, le Cameroun a connu des avancées considérables en ce qui concerne les marchés ouverts d’ivoire depuis 2007. Au point où ces marchés ont presque disparu en raison du respect par les pouvoirs publics des engagements souscrits pour lutter contre le commerce illicite de l’ivoire dans le cadre de la convention CITES. Dans le rapport, trois facteurs justifient le commerce illégal d’ivoire : la faible gouvernance, la corruption et l’évolution changeante du commerce qui est devenue « souterraine » avec un accent sur l’exportation d’ivoire brut vers les marchés asiatiques, en particulier la Chine. A l’échelle planétaire, Stéphane Ringuet du WWF et co-auteur du rapport estime à environ 20 000 le nombre d’éléphants qui meurent chaque année à cause du trafic d’ivoire. Par ailleurs, un recensement de l’organisation Great Elephant Census publié en août 2016 rapporte que le nombre de pachydermes de savane a baissé de 30% entre 2007 et 2014. 12 9 64 Le nombre d’objets en ivoire en vente sur les différents marchés des cinq pays concernés par le rapport.  

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