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Afrique de l’Est: Les clés de la croissance

Elargissement de la classe moyenne, développement d’infrastructures, économie basée sur les services

L ’Afrique de l’Est continue sur sa lancée d’une croissance soutenue. Les pays de la région alignent des chiffres qui té- moignent d’une bonne santé économique alors même que l’Afrique subsaharienne a connu en 2016 son plus faible taux de croissance depuis 20 ans, soit environ 1,5%. En 2016, l’Afrique de l’Est, elle, affichait une croissance moyenne de l’ordre de 6,7%, et pour 2017, la Banque mondiale projette une croissance moyenne de la région de 6,8% contre 2,9% pour toute l’Afrique subsaharienne. D’après les calculs d’Oxford Economics, la Tanzanie devrait atteindre une croissance réelle de son PIB de 6,9 %, suivie de l’Ouganda (6,8 %), l’Éthiopie (6,7 %), du Rwanda (6,6 %) et du Kenya (6,4 %). Les experts avancent plusieurs raisons pour expliquer les performances économiques de cette région. Mécanismes budgétaires Le Rwanda et l’Ouganda ont affaibli leur politique monétaire au cours du premier trimestre 2017 alors que l’Éthiopie contrebalance les effets de la sécheresse par des mesures de relance budgétaire substantielles, relève Le Point Afrique. Le Rwanda, lui, n’accepte que les projets internationaux correspondant à ses priorités. L’Ethiopie a longtemps eu les taux de croissance les plus élevés et a été considérée comme la locomotive de la région. Des experts expliquent que des politiques de développement similaires à celles qui ont sorti les pays d’Asie de l’Est de la pauvreté à la fin du XXe siècle y ont été mises en place. Economie de services La plupart des pays d’Afrique de l’Est ne sont pas producteurs de pétrole, hormis la Tanzanie et l’Ouganda où des gisements ont récemment été découverts. L’agriculture et les services tirent l’économie de ces pays. Autrefois essentiellement agricole (exportations de thé et de café), le Rwanda se positionne désormais comme une économie de services basée sur le tourisme, la finance et les TIC. En 2013, le pays a attiré plus d’un million de visiteurs. « En organisant des cérémonies de baptême de bébés gorilles de montagne, le pays a suscité la curiosité et attiré du monde », analyse l’économiste Eric Kacou dans les colonnes de Jeune Afrique. Une classe moyenne est en train de se développer au Kenya et au Rwanda du fait de l’amé- lioration des revenus. Celleci tire la demande intérieure. Par ailleurs, le développement des infrastructures continue de stimuler l’industrie. L’Ethiopie construit actuellement le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique (6000 MW) : le barrage de la Renaissance sur le Nil bleu.

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