Que retenir des Assem blées annuelles du FMI et de la Banque mondiale tenues du 12 au 18 octobre 2026 à Bangkok ? Une exigence majeure : trans former les financements en emplois et en gains de produc tivité. À Bangkok, la Banque mondiale a mis en avant une combinaison de ressources publiques, de capitaux pri vés et de technologies, avec une attention particulière aux petites entreprises. Cette orientation reconnaît que les budgets nationaux ne peuvent, seuls, couvrir les besoins de développement. Pour le Cameroun, la portée de ces Assemblées dépasse donc les annonces financières. Elles invitent à améliorer la préparation des projets, la prévisibilité des règles et la qualité des services publics. Le véritable bilan se mesurera à l’exécution : délais raccourcis, infrastruc tures utilisables, entreprises plus compétitives et emplois décents. Mobiliser davantage de capitaux est nécessaire, démontrer leur utilité éco nomique et sociale est tout aussi essentielle. En quoi la mobilisation des capitaux privés et l’intel ligence artificielle inter pellent-elles directement le Cameroun ? Ces deux priorités touchent directement nos contraintes de financement et de productivité. Les capitaux privés peuvent soutenir l’énergie, la logistique et la transformation agricole, à condition de disposer de projets viables et de règles stables. Une garantie publique doit être évaluée : elle peut attirer un investisseur, mais aussi transfé rer un risque au contribuable. Concernant l’intelligence ar tificielle, je privilégierais des applications accessibles : conseil agricole, gestion des stocks, maintenance et simplification administrative. Leur déploiement suppose une électricité fiable, une connectivité abordable, des compétences et une protection effective des données. Il faut aussi accompagner les salariés dont les tâches évoluent. L’ob jectif camerounais devrait être de développer des usages et des entreprises locales, plutôt que de multiplier les achats de solutions importées sans mesurer leur apport réel à la productivité. Où se situe le Cameroun en matière de dette et de résilience économique ? Le Cameroun conserve des capacités de résistance, mais ses marges restent étroites. Dans son communiqué du 1er octobre 2026, le FMI indique une croissance de 3,5 % en 2025 et envisage un léger ralentis sement en 2026, notamment lié aux hydrocarbures et aux retards dans le transport d’élec tricité. Il maintient un risque global élevé de surendette ment. Cette qualification ne signifie pas automatiquement une ...
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