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Mobilité urbaine: Budgets sous pression

A Yaoundé, les moyens de locomotion qu’empruntent les habitants diffèrent d’une personne à l’autre. Taxis, motos, cars, les choix sont fonction des revenus.

Le secteur des transports à Yaoundé longtemps dominé par les taxis connaît aujourd’hui une nouvelle mutation notamment avec des cars. Alignées en file indienne, au quartier Simbock non loin de la « station Tradex », des personnes attendent pa­ tiemment leur arrivée pour se rendre à la Poste centrale. Il est environ 7h. Le trajet en car sur cette distance coûte 250 F par personne. « C’est facile et rapide. Lorsqu’il y a assez de gens le chargement évolue rapidement », confie Florence B., commerçante. Un facteur déterminant. « Ce type de transport est bénéfique. On ne perd pas de temps. Je l’emprunte tous les matins pour me rendre à mon lieu de service », confirme Nadine T, résidente du quartier Simbock. En ce qui concerne les coûts du transport par taxi, ils varient en fonction de la destination. Entre 100 F et 1500 F pour de longues dis­ tances. « J’opte pour le taxi pour être plus en sécurité. Lorsque je suis pressée, je propose un tarif élevé pour y aller », explique Claudia N, fonctionnaire. Les motos sont aussi utilisées par des habitants de Yaoundé. Pour ceux et celles qui résident dans des quartiers éloignés ou en périphérie elles sont plus pratiques et rapides. Parfois des personnes qui travaillent au centre-ville emploient ce mode de déplacement. Comme Daniel H., habitant de Yaoundé. « Lorsque je termine le travail tard et que je suis pressé, j’em­ prunte la moto pour aller vite. Je négocie le prix entre 800 et 1000 F », confie-t-il. D’autres pour regagner les principaux axes peuvent d&...

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