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Café: La récolte brésilienne conditionne l’offre

L a prochaine récolte de café au Brésil suscite déjà des interro­ gations sur l’offre du produit à court terme. A en croire une chronique de la plateforme de com­ merce électronique Trading Econo­ mics publiée le 16 octobre dernier, « les opérateurs craignent de plus en plus que les expéditions de café du Brésil, premier pays producteur, n’arrivent pas dans les entrepôts de l’ICE (Inter Continental Exchange) avant l’échéance du contrat de dé­ cembre ». Pour l’heure, les contrats à terme sur l’arabica (qui représente 75% de la production mondiale, avec une contribution du Brésil à hauteur de 40%) ont grimpé à près de 3,10 dollars soit 1812 F, soit leur plus haut niveau depuis début septembre. Quant aux stocks certifiés, ils restent à un niveau « critiquement » bas, à 238 976 sacs, proche du creux de 217 646 sacs atteint en septembre, un plus bas sur 27 ans. « Dans ce contexte, les acteurs du marché suivent de près le rythme des ventes de café brésilien et la volonté des exporta­ teurs de mettre leurs stocks sur le marché et de les expédier, car tout retard pourrait prolonger la tension sur le marché », fait observer Trading Economics. Dans un post publié par la Cocoa Far­ mers Association of Africa (CFAOA) sur sa page Facebook le 19 octobre dernier, le kg de robusta camerounais se négocie de 1600 à 1700 F dans le Moungo au 15 octobre, contre 1275 à 1400 F le 16 juin. Soit une hausse de 21 à 26%. Pourtant, le prix à l’embar­ quement (FOB) du robusta, à 1907 F, reste 6,6% sous son niveau du 7 août (2042 F). La part du planteur dans le prix FOB est de 84 à 89% le 15 octobre, contre 89...

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