Depuis les derniers épisodes de grippe aviaire, on ne s’était plus autant questionné sur la qualité des poulets de chair et des œufs vendus dans nos marchés. Jusqu’à cette étude publiée en septembre 2026, qui révèle avoir détecté des métaux lourds dans ces aliments, du reste très consommés au Cameroun. Les chercheurs à l’origine de l’étude disent avoir trouvé des substances toxiques pour la santé humaine dans l’échantillon analysé. Les aviculteurs eux, contestent les résultats et crient au complot. C’est d’ailleurs à coups de statistiques que l’interprofession avicole est montée au créneau pour rassurer. Au milieu de cette « guerre », où se jouent d’une part la vérité scientifique et d’autre part, le sort de toute une filière, il y a tout même lieu de relever ce qui semble être le bon côté de l’affaire. D’abord, la démarche universitaire qui s’intéresse à la composition des aliments que nous consommons. A la bonne heure ! Dans un contexte où l’espace économique est quasi ment pollué par des produits aux origines douteuses, d’aliments bourrés de substances chimiques nocives à l’instar du formol, de boissons frelatées pour ne citer que ces cas-là. Le tout, sur fond de course effrénée aux gains, comme si la santé des consommateurs comptait pour du beurre. L’assainissement de nos marchés passe aussi par la généralisa tion de ce type d’études scientifiques à tous les autres secteurs d’activités et produits du quotidien, pour alerter et préserver la santé humaine. En plein octobre rose, mois dédié à la sensibilisation autour du cancer du sein, le message fait davantage sens au moment où le monde médical alerte sur la nature cancérigène de certains intrants et matières utilisés dans l’industrie agro-alimentaire. Ensuite, la sortie de l’interprofession avicole (IPAVIC). Elle est également à analyser dans le timing de la publication de l’étude. Nous sommes dans le dernier trimestre de l’année, période au cours de laquelle la demande en produits avicoles explose, notamment pen dant les fêtes de Noël et de Nouvel an. Il faut donc voir dans cette réponse de l’IPAVIC, la volonté de rassurer ses clients. C’est de bonne guerre. Sur les cinq dernières années, la filière avicole a été secouée par trois crises successives (covid-19, grippe aviaire, conflit russo-ukrainien) et depuis le début de cette année, reprend du poil de la bête. Grâce à une production en hausse (+50% entre 2011 et 2026) et un regain d’intérêt pour l’aviculture, ...
- Fil Eco
- Enquête de la semaine
-
Marchés & FINANCES
-
Marchés
-
Finances
-
-
Cahiers de l'entreprise
-
Catégories
-
-
-
-
-
- Made in Cameroon
- Débats et analyses
- World Business
Commentaires