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Performance économique: Les paradoxes de l’Afrique centrale en examen

Yaoundé accueille des fonctionnaires de la région depuis le 13 octobre afin de formuler des solutions d’accélération de la croissance peu inclusive.

L e ministre délégué auprès du ministre de l’Economie Paul Tasong l’aura remarqué mardi 13 octobre 2026, et inscrit sur la liste de ce qu’il faut encore faire. Une meilleure connexion des télécommunications pour échanger demeure un souci. La manifestation de ce besoin s’est faite sur le lieu même de la 42e session du comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et ex­ perts de l’Afrique centrale réunie à Yaoundé pour trois jours. Alors que Mama Keï­ ta, la secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) tentait de converser avec l’assemblée, une interruption du message s’est produite, l’obligeant à abréger sa prise de parole. L’économie de l’Afrique cen­ trale est quelque peu à l’image de cette imperfection : pleine de ressources à transformer, demandeuse de capitaux, rési­ liente, mais encore à distance des buts de transformation sociale et économique qu’elle recherche. D’où l’idée de la CEA il y six ans, de lancer un processus d’appuis divers au profit de la région. Le consen­ sus de Douala comme on l’a appelé alors, se trouvait donc en évaluation ces jours-ci à Yaoundé. Il a d’ores et déjà noté que la situation com­ mande une accélération des réformes pour dynamiser le secteur privé dans sept pays : Cameroun, République centra­ fricaine, Tchad, Congo, Guinée équatoriale, Gabon, Sao Tomé et Principe et plus loin encore dans la Zlecaf. A l’évaluation, en effet, les experts onusiens jugent : « Le paradoxe est saisissant ! » La raison ? Après que les Etats d’Afrique centrale ont engagé dès 2017, suite à l’effondrement des prix des produits pétroliers, « une dynamique réelle de réformes de l’écosystème économique », celles-ci progressent « plus lentement que leur adoption et leurs effets restent encore insuffisants sur les entreprises. » Jean-Luc Mastaki, directeur du bureau d’Afrique centrale de la CEA a résumé la situation en chiffres. Après avoir atteint 4,1 % de croissance économique en 2024, la sous-région s’est établie à 4,6 % en 2025 et devrait retrouver son équilibre à tous les niveaux à l’horizon 2026 et 2027. L’inflation régionale qui dépassait 16,2 % en 2024 est retombée à 10,8 % en 2025 et devrait poursuivre sa baisse pour atteindre 7,2% à moyen terme. On pourrait donc dire que la région réussit à demeurer une zone de résilience macroé­ conomique. Pourtant, note M. Mastaki, des défis structurels importants se dressent : les économies de la sous-région dépendent fortement des ac­ tivités extractives, alors que la diversification productive progresse lentement et les cha...

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