I l est possible de continuer à produire du cacao et en faire davantage une manne économique pour le Came roun, tout en protégeant les forêts. Lors de la célébration de la journée mondiale du cacao le 1er octobre dernier à Douala, WWF Cameroun a mis sur la table des options comme l’agroforesterie et la gestion raisonnée des sols. En réunissant les pouvoirs publics, les producteurs, la société ci vile, l’organisation a présenté quelques résultats de sa stratégie cacao. Depuis 2019, environ 14 000 ha ont été réhabilitées à travers l’agroforesterie. Environ 450 tonnes de cacao premium sont produites chaque année. 11 coopératives structurées ré alisent des ventes groupées et épargnes. L’expert cacao à WWF, Jean Paul Nlend Nkott, estime qu’il faut aller plus loin en créant des chaînes de valeur durables, en harmonie avec le niveau de vie et le contexte socio-éco nomique des producteurs. A condition de travailler en groupes organisés. Le chef de service de matières premières et de produits dérivés au ministère du Commerce, Amina Abdul est d’avis que le respect des normes est un impératif. « Nous encourageons les producteurs et les parties prenantes à se mettre à jour en ce qui concerne les régulations de l’Union euro péenne, qui sont universelles », explique la représentante du Mincommerce. Il n’aurait pu en être autrement, car le marché européen absorbe plus de 60% de notre cacao. Néanmoins, d’autres marchés alternatifs existent, comme l’Asie. C’est le cas de la Chine avec qui le Cameroun est en train de négocier un partenariat économique. Le cacao a été identifié comme un prod...
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