L e ministre des Finances (MINFI), Louis Paul Mo taze, a annoncé la se maine dernière qu’une concertation entre ses services et le secteur privé aura lieu à Yaoundé durant le mois de septembre qui s’achève. Si la date n’est pas encore connue, la tradition de discussion est cependant respectée. Le grand argentier national en exécution du calendrier budgétaire de l’Etat prend le pouls des acteurs économiques. Il y recueille avis et impressions sur leurs activi tés en vue d’élaborer la loi de finances de 2027 en collant au plus près des aspirations de l’une des principales sources de financement de l’Etat que sont les entreprises. Lors de l’étape de Douala en effet, qui s’est déroulée du 25 au 28 août dernier, 27 séances de travail ont permis de réunir près de 300 propositions de mesures fiscales nouvelles, relevait le MINFI dans son communiqué. L’on n’a toutefois pas plus de vues sur lesdites suggestions et réclamations venues de la principale place des affaires où le directeur général des Im pôts (DGI), Roger Athanase Meyong Abath, avait dirigé les échanges. En attendant le nouveau cycle de débat, il convient de rappeler que le Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM), prin cipal animateur d’une partie des concertations de Douala, a exprimé à nouveau la pré occupation d’une fiscalité « confiscatoire », selon le mot de son président Célestin Tawamba. Sans parler de la fréquence des contrôles as similables à des tracasseries, pour le GECAM. L’impôt qui laisse le sentiment d’avoir été pris dans un piège qu’il décrit n’est pas celui auquel aspire la direction en charge de la fiscalité. Vu de la Chambre de Commerce, de l’Industrie, des Mines et de l’Artisanat, la contrainte fiscale demeure un sujet im portant de préoccupation. « Les rés...
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