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« Pour une première édition, la mobilisation a dépassé nos attentes »

Arnold Dongmo, directeur des Marchés de capitaux chez Almasi Capital & Advisory.

Quel bilan faites-vous de cette première édition de la Diamond Capital Convention (DCC? Pour une première édition, la mobilisation a dépassé nos attentes. Nous avons enre­ gistré plus de 3 500 inscrip­ tions, accueilli plus de 1 000 participants par jour, auxquels se sont ajoutées plus de 2 000 personnes connectées sur nos différentes plateformes. Mais, le plus important n’est pas le nombre. C’est ceux qui étaient dans la salle. Nous avons réussi à réunir des autorités publiques, la bourse, des investisseurs, des banques, des so­ ciétés de bourse et de gestion mais aussi, des entrepreneurs, des étudiants, des jeunes professionnels et le grand public. Et c’était précisément notre am­ bition : faire tomber les cloisons et mettre tout l’écosystème autour de la même table. Cette première édition nous confirme une chose : il existe en Afrique centrale une véritable attente pour un grand rendez-vous consacré au capital, à l’investissement et au financement de notre économie. Et derrière la DCC, nous portons une ambition en­ core plus grande : contribuer à faire de Douala le hub financier de l’Afrique centrale. Doua­ la dispose déjà des acteurs. Maintenant, il faut transformer cette concentration d’acteurs en une véritable place finan­ cière régionale. Est-ce que les objectifs que vous vous étiez fixés sont atteints ? Les premiers objectifs sont at­ teints. Mais, le véritable travail commence maintenant. Nous voulions d’abord rassembler l’écosystème et contribuer à démocratiser la culture finan­ cière. C’est pour cela que nous avons fait un choix important : la DCC est gratuite. Je tenais à ce qu’un étudiant, un entre­ preneur ou un jeune profes­ sionnel puisse s’asseoir dans la même salle qu’un dirigeant de banque ou un professionnel du marché. Parce qu’un mar­ ché financier ne peut pas se développer s’il reste l’affaire de quelques initiés. Notre défi est maintenant de créer beau­ coup plus de passerelles entre l’épargne, l’investissement et l’économie réelle. Et c’est là que commence la deuxième vie de la DCC. Nous allons produire un livre blanc, reprendre les recommandations issues de ces trois jours et surtout suivre leur mise en œuvre avec les différentes parties prenantes. À terme, je veux pouvoir dire : voici combien d’entreprises ont engagé une démarche de financement ; voici combien se préparent au marché ; voici combien de projets ont ren­ contré des investisseurs ; voici les recommandations qui ont réellement été mises en œuvre. Quelles sont vos attentes vis-à-vis de la COSUMAF, de la BVMAC, des gouver­ nements et des acteurs du marché ? Nous devons commencer par une idée simple : le développement de notre marché financier est une responsabilité collective. La COSUMAF doit continuer à garantir ce qui est absolument essentiel à un marché financier : la confiance, la transparence, la qualité de l’information, la conformité des acteurs et la protection des investisseurs. Avec la BVMAC, l’enjeu est maintenant d’accélérer l’arrivée des entreprises sur le marché. Nous n’avons encore que sept sociétés cotées. Nous devons aller chercher les PME structu­ rées, les entreprises familiales, les champions nationaux et régionaux et les préparer pro­ gressivement au marché. Les Etats ont, eux aussi, joué un rôle majeur dans le dévelop­ pement du marché obligataire. Mais, l’é...

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