Qu’est-ce qui vous a poussé à vous jeter à l’eau finale ment ? J’ai pensé que mon accomplisse ment passait par une entreprise que je piloterais, au point de tenter concomitamment une autre aventure : une société anonyme pour la fabrication de matériaux de construction, des maisons, à Ngaoundéré. Aujourd’hui, on est sur le chantier du port sec de la capitale de l’Adamaoua avec cette entre prise, Blocs Construction. Les premières briques ont servi aux extensions de « Norvégien ». C’est avec l’UNFPA que je commence à mieux prendre conscience. J’avais permis de faire des économies d’environ 70% sur les factures d’oxygène du programme d’assistance aux femmes souffrant de fistules. Au point que la responsable du programme m’a demandé : vous avez un registre du commerce ? Entendez une entreprise à qui on puisse acheter un service d’accompagnement pour prendre en charge d’autres centres et dupliquer le système d’économie. Mon expertise était cachée à moi-même. Qu’avez-vous fait depuis lors ? Je suis devenu ingénieur bio-mé dical depuis 21 ans par mon parcours professionnel : de l’accouchement à l’intervention chirurgicale jusqu’à l’usine de fabrication de matériels. On a participé à établir un procédé de contrôle de tous les inciné rateurs sous le couvert d’un autre cabinet qui a besoin de nous. Ma meilleure expérience pour le pays reste le plan d’ur gence triennal de 2017. Il fallait penser et suivre la construction de huit centres hospitaliers régionaux et trois renouvel lements de plateaux techniques. J’estime que nous avons pu faire réduire de 20 milliards de F la facture que certains partenaires proposaient. C’est une activité passionnante. On peut bien y gagner sa vie. Les consultations sont facturées selon la complexité du sujet. Pour une batterie de conseils basiques, on pourrait deman ...
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