L e 16 septembre 2026, à Yaoun dé, une nouvelle passerelle s’est ouverte entre la finance, l’agriculture et la protection des forêts. Présidé par Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, le lancement officiel de l’Investment Development and PES Hub a réuni pouvoirs publics, producteurs, agro-in dustries, institutions financières et partenaires internationaux. Financée par l’Initiative des forêts de l’Afrique centrale (CAFI) et mise en œuvre par la fondation IDH (Initiative pour le commerce durable), l’entreprise s’étend sur cinq ans (2026-2030). Dans son intervention, Berta Pesti, cheffe du Secrétariat de la CAFI, a posé l’enjeu avec netteté : les finan cements publics ne peuvent, à eux seuls, répondre à l’ampleur du défi forestier. Le hub doit ainsi servir de catalyseur pour attirer 29 millions de dollars (plus de 16,5 milliards de F) de financements privés d’ici 2030, en complément des quelque 24,6 millions de dollars, environ 14 milliards de F, apportés par la CAFI. Pour Marcela Paranhos, Global di rector financial markets chez IDH, l’ambition est de construire des ponts entre les PME et les investisseurs, entre les producteurs et les marchés, mais aussi entre revenus agricoles et conservation des écosystèmes. Le dispositif associe assistance tech nique, capital d’amorçage, réseau d’investisseurs et paiements pour services environnementaux (PSE). Ces derniers doivent permettre de rémunérer directement les produc teurs et communautés pour des pra tiques vérifiables : agroforesterie, restauration des terres ou protection des forêts. Au nom des Pays-Bas, le consul honoraire, Martin Abéga, a rappelé que les forêts camerounaises sont à la fois un patrimoine national, un réservoir d...
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