loader

Croissance économique: La CEMAC perd des points

Des causes structurelles expliquent le recul de près d’un pour cent enregistré sur l’année 2025 selon le baromètre semestriel de la Banque mondiale.

D ans la Communauté économique et mo­ nétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la croissance a ralenti pour atteindre un niveau estimé à 2,6 % en 2025. Dans le même temps, le revenu par habitant a diminué de 0,1 %, indiquant que l’environnement économique demeure insuffisamment pro­ ductif d’emplois pour parvenir à une réduction significative de la pauvreté. Ce sont quelques- uns des principaux chiffres du Baromètre économique se­ mestriel de la CEMAC publié mi-septembre par la Banque mondiale (BM). Le taux de croissance économique dans la région s’était élevé à 3,2% en 2024. S’il se réduit, c’est principalement à cause de la baisse des prix du pétrole et de la demande mondiale, ainsi que des incertitudes commerciales, estime la Banque mondiale. Parmi les meilleures performances, le Tchad et la République cen­ trafricaine (RCA) qui arrivent en tête avec respectivement des taux de croissance de 5,6 % cent et 4,5 %. N’Djamena peut tirer parti de l’expansion du secteur pétrolier due à la croissance accrue du secteur extractif et du secteur non pétrolier. En RCA, c’est une augmentation significative des exportations d’or, sous-tendue par la hausse des prix et l’amélioration des volumes de production qui jus­ tifie la performance affichée. Le Congo, lui, a poursuivi sa dynamique de croissance en 2025, avec une croissance à 3,1%. Là encore, ce sont des gains généralisés dans les sec­ teurs pétrolier et non pétrolier. La croissance non pétrolière congolaise a atteint 3,8%, tirée par les services, tandis que le secteur pétrolier y a contri­ bué positivement, aidé par les investissements et les opéra­ teurs nouvellement installés. Le produit intérieur brut gabo­ nais a augmenté à 3,2% contre 3,4% en 2024. Libreville aurait disposé de plus de revenus si des incidents techniques et le vieillissement des champs pé­ trolifères n’avaient pas réduit la production de pétrole. Le rapport souligne aussi que les défis en matière de transport, de main-d’œuvre et de demande mondiale affectent les secteurs du manganèse et du bois. La Guinée Equatoriale aura connu « la plus faible perfor­ mance de la région, avec une contraction du PIB de 5,8% en 2025 ». L’an dernier déjà, avec 0,4%, l’économie équato-gui­ néenne subissait les effets du recul de la production pétrolière qui pèse lourdement sur l’ac­ tivité économique. Seul pays de la CEMAC à enregistrer une croissance négative en 2025, la contraction guinéenne ac­ tuelle rallonge une file déjà composée de six récessions au cours de la dernière décennie, dans un contexte marqué par le déclin de la production et des recettes d’hydrocarbures, la réduction des marges bud­ gétaires, le faible développe­ ment du secteur privé et une diversification économique insuffisante. Temporaire La CEMAC est globalement confrontée à une détérioration de sa situation budgétaire en raison de la mobilisation limitée des recettes intérieures et de l’intensification des pressions sur les dépenses, qui ont accru les déficits budgétaires et la dette publique. En outre, la baisse des exportations de pé­ trole et de la production des champs pétrolifères vieillissants dans certains pays, ainsi que la demande soutenue d’impor­ tations due à l’augmentation des dépenses publiques ont réduit la balance...

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Your special Cameroon Business Today issue in digital version

abonnement I subscribe

Download
app Cameroon Business Today

logo apps