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« Une tendance forte qui va se poursuivre »

Chedjou Kamdem, expert en communication digitale.

Comment peut-on évaluer les coûts, recettes et in­ fluences des publicités que l’on voit sur les réseaux des influenceurs ? Ce sont des publicités qui rap­ portent forcément. Les annonceurs y vont parce qu’ils recherchent une audience. Cependant, ce sont les publicités suivies d’un code promo qui doivent générer un flux important et tracé. Généralement, quand vous voyez un [influenceur] qui partage un code promo, c’est parce que derrière, l’annonceur qui est passé par lui va vouloir [suivre] les usagers. Ou alors, il va demander à la personne de publier un lien en particulier, et traquer justement le trafic de ce lien. Mais généralement, quand c’est juste des posts où on parle d’un salon de coiffure, d’une entreprise, c’est simple­ ment pour faire connaître. On y profite justement des centaines de milliers d’abonnés de ces influenceurs. Il faut savoir que ce n’est pas parce que quelqu’un a cinq millions d’abonnés qu’il va toucher ces cinq millions d’abonnés. Il aura même des fois du mal même à toucher 10 à 15 % de ces personnes-là. Mais, vu que 10 à 15 % de cinq millions de personnes est plus grand que 10 à 15 % de 10 000 personnes, c’est pour ça qu’on les sollicite. On peut donc avoir mal apprécié la valeur de ces publicités quand elles ne renvoient pas à un lien ? Tout dépend de l’objectif de l’annonceur. Si l’annonceur veut vendre, forcément il va chercher à ce que l’influen­ ceur lui ramène des ventes. Et pour suivre tout ça, il faut absolument que l’influenceur passe par un code promo ou alors via un lien qui lui sera donné et va encourager les gens à cliquer sur ce lien pour faire des achats et faire faire des ventes. Est-ce significatif comme activité de publicité au­ jourd’hui ? Bien sûr, c’est un levier publi­ citaire très fort. Vu qu’on sait qu’une partie des cibles de ces annonceurs est toujours en ligne. C’est plus facile d’aller les toucher que d’aller faire peut-être une affiche outdoor (publicité fixe en dehors des médias, ndlr). C’est un mix en fait de tout ça. L’idée n’est pas seulement de dire qu’on concentre sa campagne sur les réseaux sociaux, mais on ne peut plus faire sans les réseaux sociaux. Il faut absolument passer par là pour toucher une audience pertinente. Et surtout pour avoir des résultats mesurables, parce qu’en mettant son affiche à la poste centrale (de Yaoundé, ndlr), est-ce que l’on pourra dire : 500 000 personnes ont vu cette affiche ? On va juste faire une estimation. Alors qu’en publiant la même af­ fiche en ligne, on peut avoir des résultats clairs. On peut dire que ...

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