I l est des « combats » qui demandent de la patience. La première étoile en or qui sera brodée sur le maillot des Lionnes indomptables du football, Championnes d’Afrique 2026, brillera certainement plus que toutes les autres à venir. Elle inaugure un cycle de victoires, en même temps qu’elle clôt le douloureux chapitre des défaites. La Coupe est désormais à la maison. Une brique a été posée. Aussi solide que celles qui soutiennent toute bonne fon dation. Raison pour laquelle il est bon d’y consacrer du temps. A l’image du travail que mène depuis plusieurs années déjà la Mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo). Face au diktat du béton armé, l’entreprise, elle, a choisi de s’armer de patience pour faire le poids dans un secteur de l’immobilier où le privé tarde à se laisser convaincre. Pourtant, la terre gagne en hauteurs dans les constructions. Pas de gratte-ciel encore, mais plus en surface. C’est du moins ce que révèlent les données de la Mipromalo. Sa production pointe déjà à quatre millions de briques de terre (cuite et stabilisée) contre à peine 200 000 unités il y a huit ans. Signe d’une demande grandissante. Comme si l’appétit venait en construisant. Et ce n’est pas plus mal, car la promotion continue et n’est pas prête de s’arrêter. Le 28 août prochain, la Mipromalo va boucler un programme de formation destiné à vulgariser les matériaux locaux. Une période (vacances scolaires) choisie à dessein auprès d’une cible toute particulière : les jeunes. Lorsque viendra le moment de construire leur demeure, ces futurs propriétaires opteront avec conviction pour des blocs de terre comprimée, brique de terre cuite, tuiles, carreaux, poterie, céramique, fibres végétales, bambou, etc. Une clientèle qu’on sécurise déjà, à côté des mairies qui, timidement, acceptent de miser sur ces maté riaux locaux. En attendant de voir la demande exploser, l’offre se renforce, soutenue par les résultats de la recherche. Là où l’injonction (quota d’utilisation des matériaux locaux dans la commande publique) peine à porter des fruits, le déclic pourrait venir de l’innovation. Car oui, en matière de promotion, la Mipromalo n’est plus seule à se déployer. De jeunes innovateurs mettent à contribution leur génie pour étendre la production et l’usage de ces mat&ea...
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