A u 1er juillet 2026, la Société camerou naise d’électricité (SOCADEL) avait trouvé une première piste pour lever une partie des 75 milliards de F d’investissements qu’elle compte réaliser dans son budget voté un mois plus tôt. A travers un « mandat d’arrangement et de levée de fonds » signé avec Gene ral Bank ce jour-là, pour un total de 60 milliards de F à réunir sur le marché bancaire, l’électricien pense pouvoir financer ses investissements prioritaires et améliorer ainsi la qualité du service. L’enveloppe couvrira en prin cipe les achats, le transport de l’énergie et du combustible (singulièrement pour produire à destination du grand nord). Un conseil d’administration de l’entreprise tenu à Yaoundé le 28 mai le prescrivait. C’était le tout premier indicateur de la gouvernance depuis la reprise de la compagnie d’électricité ENEO par l’Etat en novembre 2025 et la création de la SOCADEL par un décret du président Biya signé le 4 mai 2026. Et une réponse à une exigence du propriétaire. Au moment de mettre en mission la nouvelle équipe dirigeante en effet, le gou vernement par la voix du mi nistre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, lui avait demandé de présenter au bout de cent jours, une indication claire de la voie et des moyens de sortie de crise. Dans la première dé cade d’août, les managers SOCADEL devaient donc af ficher les premiers résultats en termes de planification d’une feuille de route comportant des tâches fondatrices d’un rééquilibrage du secteur de l’électricité. Si aux sièges du ministère en charge de l’énergie et de l’en treprise on n’en dit pas plus à propos de ce rendez-vous, c’est que la tâche demeure visiblement en cours comme le ...
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