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www.lemadeincameroon.cm

Le site du consommer camerounais

L ’idée d’Hilaire Feula est simple. Ce startuper qui n’a pas encore totalement quitté les bancs de la faculté d’économie de l’université de Douala a été formé pour vendre toutes sortes de marchandises. C’est un marketiste. En se frottant au monde des affaires, le jeune homme s’est rendu compte de la difficulté des artisans camerounais à faire connaître et acheter leurs productions. Alors qu’ils sont souvent de bonne qualité ou ne demandent qu’à être un brin améliorés pour prendre la place qui les attend dans les habitudes de consommation des Camerounais. C’est ainsi qu’est né www.lemadeincameroon.cm, un site web mis en route par Market Solus and Service, la startup de M. Feula et quelques autres qui l’animent depuis quelques mois. « Généralement, résume le promoteur de cette toute petite unité naissante, les spécialistes de marketing sont payés pour rendre un service. Le problème c’est que nos artisans ne peuvent pas payer pour de tels services. Alors, on s’est dit qu’il fallait parier sur un partenariat mutuellement bénéfique. Nous les aidons d’un bout à l’autre : améliorer la qualité jusqu’au développement d’un bon réseau de vente, en passant par le packaging attrayant et adapté. Une fois que les ventes sont importantes, notre artisan gagne plus et nous pouvons prélever une part du revenu pour rémunérer notre prestation. » Pour éclore, la graine a germé pendant trois ans, durant lesquels en participant à moult foires et salons économiques, les futurs entrepreneurs enrichissaient leurs carnets de partenaires. Pour la plupart des groupes d’initiative commune, afin d’améliorer quantité et qualité de l’échange. Dans le registre des produits 100% made in Cameroon que l’on retrouve donc à cette adresse, des produits de l’agroalimentaire, des vêtements et même des médicaments de la pharmacopée. Cinq étudiants s’occupent désormais sur Facebook de les faire connaître. « Entre les cours, ils s’assurent que chaque marchandise est bien visible dans les réseaux sociaux et livrent les commandes », explique Hilaire Feula. Toutes choses qu’un artisan ne sait pas forcément faire mais que les étudiants en commerce gagnent à développer pour expérimenter les techniques apprises à l’école et gagner quelque argent de poche grâce aux commissions.

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