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Envoi d’argent à l’étranger

Les transactions ont repris

A  l’entrée d’une agence  de transfert de fonds  au quartier Mvog-Mbi  à Yaoundé, une affiche,  à peine dépoussiérée trône. On  peut y lire : « Envoyer de l’argent  partout dans le monde ». Les  opérations d’envoi d’argent  à l’étranger, suspendues en  octobre 2016, ont repris ici. A  l’intérieur de cette agence, la  caissière le confirme : « vous  pouvez envoyer de l’argent  vers n’importe quelle destination. Comme avant ». Dans un  communiqué du 30 mai 2017,  Western Union a annoncé  «l’activation du service de  transfert d’argent à partir  des points de vente de son  réseau en direction de plus de  200 pays et territoires dans le  monde». En effet, ce service  avait été suspendu parce que  les établissements de crédit  partenaires des opérateurs de  transfert d’argent à l’étranger  estimaient que la taxe à l’exportation de 33,33%, instituée  par la loi de Finances 2015, ne  leur permettait pas de rentrer  dans leurs frais. En effet, l’une  des compagnies de transfert  d’argent, Western Union avait  opposé à l’Etat camerounais  le principe de la taxation des  activités cycliques. Selon ce  principe, ils ne sont tenus de  payer les impôts qu’au lieu  d’implantation de leur siège  social. Or dans le cas d’espèce, ni  Western Union, ni MoneyGram  n’ont de siège au Cameroun. Après des discussions entre  les deux parties, un terrain  d’entente a été trouvé. Selon  les informations recueillies  au ministère des Finances,  les établissements d’envois  d’argent à l’étranger ne seront plus soumis au régime  de l’impôt sur les sociétés. Ils  paieront une taxe forfaitaire  qui est d’environ 2,5% de leur  chiffre d’affaires. Cette taxe  n’aura aucune incidence sur  les frais d’envoi supportés  par les clients. Ils sont protégés par la réglementation  des changes en zone CEMAC.  Cette réglementation en son  article 12 plafonne le montant  de la commission de transfert  à 0,5% non compris la taxe sur  le  chiffre  d’affaires  et  toute  autre taxe spécifique. Une loi  sur les transferts de fonds à  l’étranger est en préparation.  L’une des mesures devrait porter sur l’octroi d’agréments  aux établissements exerçant  dans le secteur. Les transferts  de  fonds  sont  une  bouffée  d’oxygène pour l’économie  camerounaise.

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