loader

Kenza Market: Saveurs d’épices du terroir

La jeune entreprise fait dans le conditionnement et la distribution d’aliments camerounais « prêts à

es effluves d’épices éveillent l’odorat dès l’entrée de Kenza Mar- ket, shop situé au quar- tier Biyem-Assi à Yaoundé. Sur les étagères, des ingrédients phares de la cuisine camerou- naise : du poivre de Penja, du ndolè séché, des arachides de Garoua, des escargots de Kribi, des feuilles d’okok et de Zom fraîchement cueillies et condi- tionnées... En fait, Gaëlle Laura Zambou Kenfack, la promotrice de l’espace, est une bourlin- gueuse. Elle fouille, déniche des ingrédients dans les marchés et grands lieux d’approvision- nement, avant de les traiter à l’aide d’un déshydrateur (pour les aliments séchés) et de conditionner dans des boîtes et autres emballages. Niveau épices, tout y passe : des herbes de Provence au nécessaire pour réaliser un plat de sauce jaune, de mbongo tchobi ou un bouillon de pattes de bœuf. En filigrane, la promotrice, 34 ans, affiche son objectif d’inciter les Camerounais à consommer des produits lo- caux au lieu de se ruer vers des aliments manufacturés et remplis d’additifs. Justement, Gaëlle Laura Zambou Kenfack, revendique le label bio de ses produits dits « 100% bio Kamer » et résume sa vision du naturel : « Le bio pour moi, c’est la culture sans additifs alimentaires. Nos produits sont contrôlés. Nous nous ravitaillons chez les culti- vateurs puis transformons les aliments et les conditionnons afin qu’ils soient plus attrac- tifs. Nous ne rajoutons rien : ni colorant, ni additif alimen- taire ». En plus de favoriser la consommation d’aliments locaux, Kenza Market a pour idéal de faciliter la réalisation des repas. « Nous apprêtons à l’avance les légumes, viandes (tripes, rognons, gésiers...), épices moulues pour alléger la réalisation du repas. Cette option cible les travailleurs, étudiants ou toute personne n’ayant pas assez de temps pour cuisiner une fois de re- tour à la maison », explique la tenancière des lieux. Dans cette course au bio, l’entreprise prend le temps de prodiguer des conseils diététiques à des personnes souffrant d’hypertension, de diabète ou d’insuffisance rénale. « Nous essayons de prouver aux Camerounais que les produits issus de la cuisine locale ont plusieurs vertus et peuvent les aider à se soigner ou atténuer leur mal», indique Gaëlle Laura Zambou Kenfack. Une cause qui lui tient à cœur.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles Ă  lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...