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Les intĂ©rĂȘts de la rĂ©assurance

Le procĂ©dĂ© permet Ă  une compagnie d’assurance de diluer ses risques auprĂšs d’un rĂ©assureur pour ne p

Les sociétés de réassurance se placent au sommet de la pyramide des assurances. Elles sont suivies par les compagnies d’assurance et les sociétés d’intermédiation des assurances qui, elles, occupent le socle de la pyramide. Si la réassurance occupe cette place de choix, c’est parce qu’elle est l’assurance des compagnies d’assurance. En effet, comme l’explique Jean Marcel Monkam, Pdg de Preventis Assurances, la réassurance est un «contrat d’assurance qui permet aux compagnies d’assurance de se prémunir des risques dont la survenance peut obérer leurs fonds propres». Dans la pratique, ce type de contrat permet aux compagnies d’assurance de ne pas mettre leur trésorerie en péril lors du règlement des sinistres dont les montants sont très élevés (assurance d’une plateforme pétrolière par exemple). Ainsi, les sociétés de réassurance apportent une garantie pour les sinistres dont la survenance peut être dommageable à la compagnie d’assurance. En retour, les compagnies d’as- surance versent une prime aux sociétés de réassurance. Le montant de cette prime dé- pend de la nature des risques appelés en couverture. Dans le paysage camerounais des assurances, plusieurs com- pagnies non réassurées ont déjà été confrontées à des difficultés lors du règlement des sinistres de leurs assurés. Si l’on ajoute à cela des problèmes de gouvernance, la voie vers la liquidation de la compagnie d’assurance est ouverte. C’est ainsi que des compagnies d’assurance ont généralement recours à plusieurs réassureurs. « Il est vrai que cette assurance n’est pas rendue obligatoire par la loi, mais les compagnies qui veulent être performantes sont obligées de se réassurer. Ceci pour la simple raison qu’il ne faudrait pas que les risques qui sont acceptés en couver- ture, lorsqu’ils se réalisent, per- turbent les fonds propres de la compagnie », indique Jean Marcel Monkam. De ce point de vue, la réassurance est une obligation pour la bonne santé des compagnies d’assurance car elle permet d’apporter une couverture sereine aux risques contractés. Généralement, le client assuré n’est pas au courant des contrats de réassurance qui lie leur assureur à d’autres compagnies. C’est pourquoi, ajoute M. Monkam, les com- pagnies de réassurance sont qualifiées de sociétés secon- daires puisqu’elles sont un peu en retrait des sociétés d’assu- rance primaires qui, elles, sont en contact avec les assurés (particuliers, entreprises).

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