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Placements: La Bourse sans ses portes

La semaine de publicité destinée à attirer des actionnaires s’est achevée à Douala vendredi.

Une matinée d’échanges et d’informations a achevé la semaine internationale de l’investisseur dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vendredi 15 octobre 2021 à Douala. Au siège de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), l’on a gardé les portes ouvertes pour le grand public et des invités triés sur le volet, notamment parmi les entreprises. Ainsi, la bourse régionale souhaitait-elle améliorer l’éducation boursière des utilisateurs qu’elle aspire à recruter pour dynamiser davantage une place financière en réorganisation après la fusion des bourses de Douala et Libreville en 2019. C’est parmi les entrepreneurs que l’on a entendu le plus de questions. En commençant par la difficulté d’accès à la bourse. « On dirait que vous visez plus la possibilité de capter l’épargne qui est comme on sait importante dans nos banques, plutôt que d’ouvrir vraiment la possibilité aux PME d’accéder à vos services », lance par exemple Jean-Alain Fotso, patron d’une entreprise de BTP. Alain Manga, directeur du Centre technique agro-alimentaire, estime quant à lui que les critères d’accès sont restrictifs, élitistes. Jean-Claude Ngbwa, directeur général de la BVMAC, apporte une réponse flexible par rapport à la réglementation. Même en ce qui concerne les 20% que la loi demande d’ouvrir au public pour être coté. « On va pouvoir admettre même à 10%, assuret-il, sauf qu’à terme, au bout de deux ans par exemple, il faudra s’ajuster. Faites l’effort d’aller vers les sociétés de bourse, d’exposer votre intention et le processus sera déclenché pour qu’au bout de six mois ou un an, vous ayez le financement. L’essentiel est d’accepter la transparence. La Régionale qui est encore une microfinance a fait cette démarche, c’est dire que la bourse ce n’est pas seulement pour les grands ».

Quid de la sécurité et de la fiabilité des informations transmises par les entreprises au regard des expériences malheureuses vues ailleurs comme le scandale Enron, interroge Gervais Minko, enseignant à l’école de commerce de l’université de Douala. Il y a depuis 2001 une règle de séparation des fonctions d’audit et de commissariat aux comptes, rassure Serge Yanic Nana, le président de l’association des sociétés de bourse. Cela garantit davantage la qualité des procédés capitaux pour un environnement économique où l’on a besoin de financements. C’est ce que soulignera Dieudonné Evou Mekou, le vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). L’ensemble des réformes financières ordonnées par les chefs de l’Etat de la CEMAC tendent à fournir à la région les ressources qui manquent décisivement à ses nombreux projets publics et privés.

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