La capitalisation de ce potentiel pourrait contribuer à combler le déficit énergétique des régions du Littoral et de l’Ouest.
Dans sa stratégie de diversification de son offre énergétique, le Cameroun veut aussi compter sur ses cours d’eaux et rivières pour développer la petite hydroélectricité, c’est-à-dire de petites centrales hydroélectriques dont la capacité installée est inférieure à cinq mégawatts. A ce titre, l’expertise de l’Organisation des Nations unies pour le Développement industriel (ONUDI) est capitale. En restituant le 20 septembre dernier les avant-projets détaillés (APD) des sites de petite hydroélectricité de « La Dibombé » (capacité installée prévue de 4,6 MW) à Manjo, département du Moungo, région du Littoral et de « La Mouankeu » (3,4 MW) à Bafang, département du Haut-Nkam, région de l’Ouest, l’organisation onusienne vise la promotion des solutions énergétiques vertes. Ces documents ont été validés le 27 juillet 2020.
De l’avis du représentant résident de l’ONUDI au Cameroun et en Afrique centrale, Raymond Tavares, l’objectif est de soutenir la mise en place de mini-réseaux basés sur la biomasse et la petite hydroélectricité à des fins productives dans les zones rurales. L’accent est également mis sur l’assistance technique dans le développement des énergies renouvelables au Cameroun, afin notamment d’aider à développer des mécanismes pour soutenir les investissements du secteur privé et démontrer la viabilité technique et commerciale des mini-réseaux d’énergies renouvelables. Pour assurer le transfert de technologies, l’ONUDI a également formé une masse critique d’ingénieurs camerounais sur la réalisation des études de faisabilité liées à la petite hydroélectricité. L’idée est de ne plus recourir aux formateurs extérieurs, pas toujours au fait des réalités locales.
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