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« Nous avons commencé à approvisionner les populations »

Mohamadou Gassimou, Directeur général de l’Office céréalier.

Etes-vous informé de la hausse des prix des céréales sur les marchés locaux ?
L’une des missions de l’Office céréalier est celle de réguler le prix des céréales sur le marché. Dans ce cadre, de manière hebdomadaire et mensuelle, nous sommes informés des prix des céréales dans la partie septentrionale du pays, que nous recevons de nos chefs de centres de Garoua, Ngaoundéré, Maroua et Yagoua. Donc naturellement, nous sommes au courant de cette hausse. C’est pour cette raison qu’il y a de cela deux semaines, nous avons commencé le déploiement sur le terrain pour éviter la spéculation dans les marchés. Nous avons commencé par l’Extrême-Nord, avec la campagne de vente de mil et de maïs aux populations à des prix raisonnables. Nos équipes ont notamment sillonné les localités telles que Maroua, Yagoua, Doukoula, etc. Nous avons poursuivi par la même opération dans l’Adamaoua. Dès cette semaine, nous lançons la campagne dans la région de l’Extrême-Nord.

L’Office Céréalier est-t-il en mesure de satisfaire à la demande actuelle ?

L’Office céréalier est un établissement public qui ne fonctionne qu’avec la subvention de l’Etat grâce aux ministères de tutelle que sont les ministères en charge des Finance et l’Agriculture. Les fonds alloués s’avèrent insuffisants pour couvrir la demande de toutes les trois régions septentrionales. En effet, la capacité de l’Office céréalier est de 47 650 tonnes, mais nous sommes actuellement en deçà de cette capacité. Nous attendons de notre hiérarchie un appui substantiel et cela a d’ailleurs été promis.

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