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« Le prix de la licence sera fonction du nombre de postes de travail » Joseph Ondoa Messi, project manager et concepteur de Coombi.

Le progiciel Coombi arrive dans un marché peu concurrentiel mais qui ne semble pas prêt à adopter ce nouvel outil. Comment envisagez-vous changer la donne ? 

Né en 2013, le progiciel Coombi a été présenté pour la première fois en 2015 à la Direction générale des études techniques du ministère des Travaux publics.  Le changement intervenu à la tête de ce département a stoppé son envol. Pour autant, ce logiciel est implémenté au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par la cellule informatique depuis 2018. Les résultats sont probants. Depuis 2021, plusieurs autres présentations ont suivi, mais pas avec le résultat escompté. J’ai fait une présentation en vidéo conférence à la BEAC. J’ai fait une autre à la CAA (Caisse autonome d’amortissement), là aussi il y a eu des échanges assez virils.  J’aurai pu en faire d’autres. Mais, avec ma sœur, nous nous sommes dit, pourquoi poursuivre le même cheminement qui n’a pas marché ? Pourquoi ne pas faire une présentation internationale. L’idée nous a séduits et on l’a adoptée.  Afin d’éviter d’être encapsulé au Cameroun, mardi dernier, nous avons invité des représentants de la Banque mondiale, de l’Union européenne, de la Coopération allemande (GIZ) et de la Banque africaine de développement, entre autres. Ils comprendront probablement et ils en parleront. C’est un chambardement qui se prépare. Jugez-en vous-même. On part du tout papier au zéro papier. Quel gain écologique ! On a fait des tests grandeur nature et les gens ont été édifiés. 

Le succès est garanti alors… 

Fatalement il y aura des clients pour l’application et inévitablement on va en parler. 

Votre modèle économique semble se baser sur les grosses organisations. Quid des petites structures ? 

Honnêtement, elles n’en ont pas besoin. L’effet retour est quasi inexistant parce qu’à deux ou trois personnes on se retrouve facilement. Mais cela devient compliqué lorsqu’on est 50, 100, voire plus. Dans ce contexte, il y a un grand flux d’informations qui doit être synthétisées. Et le logiciel permettra de déterminer qui a fait quoi ou qui n’a pas fait ce qu’il fallait faire. Il y a une traçabilité complète et un archivage systématique.  La pérennité des informations est assurée. 

Quel est le prix à payer pour utiliser l’application ? 

Aujourd’hui, on n’a pas encore fixé le prix de la licence parce que nous sommes en discussion en interne. Chacun a un prix et le principe de notre fonctionnement, c’est être le plus d’accord possible. On a des arguments divers sur le prix de la licence. Peut-être dans un mois, on aura trouvé un consensus. Les prix pratiqués sur la licence de Coombi seront adaptés en fonction du nombre de postes de travail. 

A l’heure où les cyberattaques se multiplient dans le monde, de quels mécanismes de sécurité est doté l’application ? 

L’application a été développé avec les principaux outils JAVA (PRIME FACES, JPA, EJB). Leur solidité n’est plus à prouver. L’accès à cette dernière se fait par la combinaison « du nom utilisateur et du mot de passe ». Le cryptage de la combinaison est effectué. L’accès à l’application sera d’autant plus solide que la méthode ou l’outil de cryptage utilisé aura prouvé son efficacité. Il faut garder à l’esprit que la première faille de sécurité, c’est l’utilisateur. Si ce dernier ne respecte pas les règles de sécurité édictées par l’entreprise, il offre de nombreuses possibilités aux intrus qui tentent de s’immiscer dans le système. 

Propos recueillis par S.A

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