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Disponibilité des produits alimentaires: Comment améliorer l’offre

Face à l’insécurité alimentaire montante, les experts recommandent de revoir à la hausse les seuils de pauvreté au niveau national pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

De nouvelles données sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde en 2020, montrent que les régimes alimentaires sains et nutritifs sont plus chers que les régimes alimentaires énergétiques. Dans toutes les catégories de revenus, les régimes alimentaires nutritifs et sains sont respectivement trois à cinq fois plus chers que les régimes alimentaires énergétiques. D’après le rapport publié à cet effet le 30 juin dernier par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et de la Commission de l’Union africaine (CUA), près de 3/4 de la population africaine n’a pas les moyens de s’offrir une alimentation saine. Plus de la moitié n’a pas les moyens de s’offrir une alimentation nutritive. En outre, dans les pays africains à faible revenu, le coût d’une alimentation énergétique représente 41% des dépenses alimentaires moyennes des ménages. La situation est particulièrement grave pour les près de 430 millions d’Africains qui vivent dans l’extrême pauvreté et qui dépensent environ la moitié de leur budget alimentaire rien que pour s’offrir une alimentation « suffisamment énergétique ».

Si les céréales, les racines et les tubercules dominent la production agricole, les rendements obtenus sont généralement faibles, bien qu’il existe des variations considérables entre les régions. Pour l’ensemble de l’Afrique, les rendements céréaliers sont d’environ 1,6 tonne par hectare et dans le passé, les augmentations de production ont été réalisées avant l’expansion des superficies. Actuellement, les écarts de rendement, c’est-à-dire la différence en pourcentage entre les rendements réels et les rendements potentiels, sont de 76% en Afrique subsaharienne, soit le taux le plus élevé de toutes les régions. De même, les rendements moyens de l’ensemble des légumes et des fruits, respectivement de 9,1 et 7,2 tonnes par hectare, sont faibles par rapport à l’Asie, où les rendements correspondants sont respectivement de 20 et 14 tonnes par hectare.

Pour répondre à ces écarts observés, les experts de la FAO recommandent qu’il faille transformer les systèmes alimentaires pour une alimentation saine et abordable en structurant les chaînes d’approvisionnement et en améliorant les habitudes alimentaires. De même, cette volonté ne saurait s’exécuter pour l’atteinte d’une alimentation saine pour tous sans des politiques publiques appuyées sur la recherche scientifique. Car, le nombre de personnes souffrant de la faim sur le continent a augmenté de 47,9 millions depuis 2014 et s’élève désormais à 250,3 millions, soit près d’1/5e de la population. Parmi ces personnes, 15,6 millions se trouvent en Afrique du Nord et 234,7 millions en Afrique subsaharienne.

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