loader

Un tremplin pour la valorisation de la fève d’origine Cameroun

La mise en place d’un centre d’excellence de traitement post-récolte du cacao permettra de labéliser le cacao issu des plantations des femmes rurales.

E n impliquant davantage la femme dans la cacaoculture, le Cameroun veut se positionner dans la démarche de production inclusive d’un cacao durable. « La question de la femme dans la chaîne de valeurs n’est plus un simple gadget destiné à l’affichage. Elle est devenue un défi pour l’accès au marché », a indiqué le Mincommerce, Luc Magloire Atangana. A travers le partenariat noué depuis quatre ans avec les maîtres chocolatiers français qui s’inscrivent dans le commerce équitable, un autre boulevard d’opportunités s’offre à la fève camerounaise avec in fine un cacao produit selon les normes de qualités requises. Le gouvernement s’aligne ainsi sur des critères de différenciation par la qualité et s’inscrit dans le paradigme du « vendre avant de produire », qui fait la particularité des marchés compétitifs et rémunérateurs. L’érection prochaine d’un centre d’excellence de traitement post-récolte du cacao à Ihund permettra d’avoir un cacao au prix-coopérative rehaussé, passant de 800 F à 1640 F le kg. Dans ce sens, un document officiel engageant la confédération des chocolatiers et confiseurs de France, le CICC et le gouvernement a été entériné récemment. Dans ce subventionnement, un plant va rapporter à une femme autour de 100 euros soit environ 65 500 F. Ce partenariat gagnant-gagnant conforte la volonté du gouvernement de consolider sa politique de durabilité des filières de produits de rente et du développement partagé. Ce programme, de l’avis de Gabriel Mbairobe, construit en outre des référentiels endogènes de durabilité à partir desquels le Cameroun pourra déterminer la valeur ajoutée et labéliser le cacao issu des plantations des femmes rurales. Le concept s’inscrit par ailleurs en droite ligne du programme New Generation du CICC démarré en 2012 et qui a enregistré de plus en plus de jeunes filles, affichant à ce jour près de 300 filles dont une bonne moitié déjà établies comme propriétaires des cacaoyères. A l’instar de New Generation dont l’objectif est davantage d’intéresser, d’insérer et de professionnaliser les jeunes dans la production de qualité pour une relance durable de la cacaoculture et de la caféiculture, le programme de soutien à la femme rurale dans le cacao met entre autres l’accent sur la formation dans la cacaoculture, l’accompagnement dans la mise en place des coopératives et le soutien en équipements et en intrants. Dans ce dernier registre, les femmes rurales ont reçu 10 pulvérisateurs, cinq porte-tout, 40 machettes, 50 paires de bottes, 50 paires de gants, 50 combinaisons, 30 sacs d’urée, deux atomiseurs… Un autre volet porte sur l’accompagnement des femmes à la mise en place des brigades de traitement/ entretien et la promotion et commercialisation des produits

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire