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Extrême-Nord: 23 micro-projets HIMO passés au crible

Les domaines d’intervention vont du bâtiment à l’hydraulique en passant par les terrassements et les ouvrages d’art.

L e Programme national de développement participatif (PNDP) a lancé fin juillet dernier un appel à manifestation d’intérêt relatif à la présélection des bureaux d’études techniques (BET) pour la maîtrise d’œuvre complète de certains micro-projets communaux de l’opération Haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) du PNDP dans la région de l’Extrême-Nord. La procédure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au développement économique et social des territoires ruraux vulnérables de la région. Au total, il s’agit de 23 micro-projets localisés dans 18 communes de la région (PNDP HIMO MINKA). Les communes concernées sont : Goulfey, Blangoua, Kousseri, Logone-Birni, Maga, Bogo, Zina, Kalfou, Yagoua, Tchatibali, Guémé, Tokombéré, Koza, Roua, Hina, Mokolo, Mogodé et Bourha. Les prestations des consultants vont porter notamment sur deux aspects : les études de faisabilité technique, socio-environnementale et financière, le contrôle et la surveillance de l’exécution des travaux de réalisation de ces micro-projets. Les micro-projets en question portent sur les travaux de génie-civil et de génie rural (pistes, mares et bâtiments publics). La mission sera exécutée en deux phases. La première, d’une durée de 45 jours, va porter sur la réalisation des études (de faisabilité technique et environnementale et de rentabilité économique) et l’élaboration des dossiers techniques de consultation des entreprises pour la réalisation des micro-projets. La deuxième phase, plus longue (19 mois dont six mois de travaux), portera sur la réalisation de la mission de contrôle et de surveillance de l’exécution des travaux et le suivi des ouvrages. La maîtrise d’ouvrage sera assurée par les communes. Le projet PNDP HIMO MINKA s’inscrit dans la stratégie menée par le gouvernement en matière d’appui aux territoires ruraux et à la décentralisation, pour réduire la pauvreté et la vulnérabilité des couches sociales défavorisées. Une convention de financement dudit projet a été signée en mai dernier entre le MINEPAT et l’AFD qui apporte une subvention de 9,6 milliards de F. Il est entre autres prévu la réalisation de 30 projets d’investissement communaux ainsi que le recrutement, la formation et l’insertion professionnelle de 6000 jeunes. Le projet-pilote avait été lancé en 2015 pour un montant de 3,3 milliards de F sur fonds C2D. Un deuxième projet a été mis en œuvre par le PNDP en 2016, pour une enveloppe de 6,6 milliards de F, financée par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne. Au cours de cette période, plus de 4500 jeunes ont été recrutés.

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