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Mesures de soutien face au covid-19: Le Gicam demande davantage

Après l’évaluation d’avril, le syndicat patronal actualise son chapelet de constats et réclamations.

Des entreprises camerounaises ont émis le vœu de voir améliorer les mesures prises par le gouvernement en avril pour faire face aux conséquences du covid-19 sur le tissu économique national. Le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) a publié la semaine dernière quelques unes de ces réclamations dans le rapport d’une deuxième évaluation de la situation qui prévaut dans deux cent cinquante (250) entreprises représentatives de ce mouvement syndical. Majoritairement en fait, les chefs d’entreprise sont insatisfaits (69%) des mesures annoncées et demandent davantage.Elles attendent donc, « un soutien plus fort de l’Etat dans le domaine fiscal » qui pour 76,8% des patrons interrogés doit être le domaine privilégié d’intervention. Les attentes d’appui financier s’expriment dans 64,1% des cas et dans « une moindre mesure » les entrepreneurs attendent aussi des facilités à la douane et sur le volet social. Pratiquement, le Gicam a estimé que l’Etat peut intervenir directement sur certains prix et le pouvoir d’achat des consommateurs ou alors intervenir directement vers les entreprises. Cependant, 70% des entreprises envisagent de solliciter des facilités dans le cadre de celles offertes par l’Etat en avril dernier. Au-delà de ces aspirations, la nouvelle enquête du Gicam (mai-juin) sur l’impact du Covid-19 qui suit celle d’avril révèle aussi que des « détériorations significatives » marquent l’emploi et les relations d’affaires. « Malgré les efforts d’adaptation des entreprises, la situation de l’emploi se dégrade de manière continue dans les entreprises modernes, aboutissant inéluctablement à des mises au chômage technique chez 42,6% des entreprises et à des licenciements de personnels permanents chez 12,4%. Globalement, 53 346 employés permanents étaient déjà au chômage technique à fin juin 2020 et 13 834 employés permanents étaient déjà licenciés », indique le Gicam dans un communiqué daté du 6 juillet. Ces effets néfastes sur les emplois dans certaines catégories d’entreprises visées par l’enquête se traduisent par une croissance statistique : de 92,5% en avril, leur proportion grimpe à 96,6% à la fin du mois de juin 2020. Particulièrement affectés, les branches hébergement et restauration (88,9%), les industries alimentaires (80%), les services financiers et d’assurance (71,4%) et les entreprises de l’informatique et des télécommunications (70%). Fatalement, les difficultés internes de chacun de ces agents économiques se répercutent sur la chaîne de leurs relations y compris avec les services des impôts. « La qualité des relations inter-entreprises pâtit gravement du ralentissement de l’économie avec un rallongement des délais de paiements [aux] clients (32,8 jours de plus en moyenne chez 58,3% des entreprises) et fournisseurs (24 jours en moyenne de plus chez 43,6 des entreprises) et une réduction des possibilités d’échanges interentreprises : c’est ainsi que 63,8% des entreprises ont baissé leurs approvisionnements en produits et services locaux », écrit le Gicam dans son enquête.

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