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Marchés: Les prix du gravier ont flambé

Les augmentations observées ces dernières semaines vont de 1000 F à 2500 F, selon le type d’agrégat.

Depuis le 1er mai dernier, la China Median Cameroon Company (CMCC) et Les Carrières du Cameroun spécialisés dans la production des agrégats de carrière ont revu leurs grilles de prix à la hausse, en raison de l’impact de la pandémie du covid-19. Dans un communiqué adressé aux distributeurs agréés, l’entreprise chinoise CMCC renseigne que « le coût de production a considérablement augmenté, entraînant des revenus insuffisants ». A cet effet, le gravier de types 15/25 et 5/15 sont désormais proposés à 8000 F la tonne contre 7000 F auparavant. Le sable carrière quant à lui est déjà proposé à 8000 F contre 5500 F. Face à cette flambée des prix qui impacte déjà les activités du secteur du bâtiments et des travaux publics (BTP), certains opérateurs de la filière se désolidarisent de la hausse actuelle. Daniel Dicoum, expert des agrégats de carrière, explique que, pendant plusieurs décennies au Cameroun, la tonne de gravier, départ usine de production, se vendait à un prix hors taxe supérieur ou égal à 15 500 F. La tendance est baissière depuis la pénétration de la filière par les nationaux et l’arrivée des firmes asiatiques. « Faute de régulation et d’un syndicat des producteurs de granulats de carrière, une concurrence déloyale s’est installée, une jungle assimilable à la loi du renard dans un poulailler. Avec d’une part, les firmes multinationales disposant des facilités fiscalo-douanières, des facilités de caisse à taux réduits voire nuls et contrôlant l’essentiel des marchés à forte consommation de béton dans le domaine de construction des routes, des stades et des ponts. Et d’autre part, les entreprises locales fortement marginalisées », justifie notre source. Par ailleurs, pendant plusieurs années, les firmes ont appliqué un prix de vente du gravier de l’ordre de 7000 F la tonne, tarif à peine supérieur au prix de revient, mais compensé par le prix du gravier appliqué dans le cadre de la réalisation des infrastructures routières. Quant à l’impact potentiel de cette hausse, il devrait être minime dans les villes de Yaoundé et Douala. Dans ces deux zones, les prix du gravier et du transport restent raisonnables, étant donné que la plupart des installations de concassage sont situées à moins de 50 km des principaux chantiers. Par contre, soutient Daniel Dicoum, l’absence de station de concassage commerciale plombe le développement de certaines régions du Cameroun. A son avis, le transport des agrégats sur de longues distances constitue un obstacle à la réussite de la décentralisation du territoire. « Le prix du transport représente quatre fois celui des matériaux dans certaines hypothèses. Il est impérieux de doter chaque arrondissement du pays d’une station de concassage, même de faible capacité. L’agrégat de carrière doit servir de levier pour corriger les points critiques de chaque village, faciliter la mobilité des populations et l’aménagement du territoire à moindre coût », conclut l’expert.

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Commentaires

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    Bolobo Bologo Jean
    1d ago

    Bonsoir nNous somme l'entrepris Mota-Engil nous souhaiton obtenir les prix des Ballasts 31.5/50 et 31.5/63 pour un projet dans le ville de Douala.nDe ce fait nous souhaitons obtenier une votre meilleur côtation pour ces deux types de granulats.nBonne soirée une foie de plus

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