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Agriculture: « Les rendements sont déterminés à près de 70% par la semence »

Louisette Bamzok, directeur du développement agricole au MINADER.

La campagne agricole 2017 est en cours dans la partie méridionale du pays et vient d’être lancée dans le Septentrion. Y’aura-t-il suffisamment de semences de qualité ? Les productions et les ren- dements obtenus dans les exploitations agricoles sont déterminés, à près de 60 à 70%, par la qualité de la semence, la qualité de la variété, c’est- à-dire le potentiel génétique et l’adaptabilité de la semence concédée aux différentes zones agro-écologiques. C’est la rai- son pour laquelle, conscient de cet enjeu, le gouvernement, dans la perspective de la mise en œuvre de l’agriculture de seconde génération, s’emploie à mettre la bonne semence à la disposition des producteurs, en vue de bons rendements. Dans cette optique, l’Etat a entre autres, mis en place de- puis 2005 un Fonds semencier, au sein du Minader, qui a pour objectif de soutenir le dévelop- pement de l’activité semen- cière, la recherche en matière de semence et la préservation des semences locales. La cam- pagne actuelle de distribution des semences et plants, dont le lancement officiel a eu lieu à Limbé, par le ministre, le 12 mai dernier, nous oriente sur un indicateur de référence. A savoir que, plus de 232 000 kg de semences de maïs ont déjà été distribuées dans la partie méridionale pour environ 11 600 hectares emblavés ; 3 000 000 de rejets de bananier plantain sont progressivement mis à disposition des producteurs et plus de 12 millions de plants de cacaoyers sont en cours de distribution. Et la liste n’est pas exhaustive. Cependant, nous constatons que, malgré les efforts et les réalisations susmentionnés, la demande des semences agricoles reste largement supérieure à l’offre. A chaque campagne, le ministère distribue des semences aux agricul- teurs. Est-ce à dire que ces derniers ne peuvent pas trouver eux-mêmes de la bonne qualité sur le marché ? Je dois souligner, avant tout, qu’il existe une loi semencière n° 2000/014 du 23 juillet 2001, portant activité semencière, qui dispose que le MINADER est appelé, entre autres, à jouer le rôle de promotion de la production et de l’utilisation des semences certifiées ou sélectionnées. Ceci étant, c’est à travers les projets et programmes que le MINADER a créés, qu’il opérationna- lise et exécute cette mission. Au plan pra- tique, les semences que dis- tribue le MINADER proviennent des producteurs privés avec les- quels les responsables desdits projets signent des contrats de production et d’achat des semences et plants produits.

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