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Ouest: Le secteur avicole se mobilise à Bafoussam

Les difficultés rencontrées en cette période de crise du covid-19, étaient au centre d’une réflexion entre les opérateurs du secteur, vendredi dernier.

L e secteur de la volaille ne se porte pas bien. Les difficultés que subissent la filière en cette période où sévit la pandémie du covid-19 et les réflexions pour une sortie de crise étaient au centre de la réunion du cadre de concertation entre les opérateurs et les partenaires de ce secteur d’activité. Une séance de travail qui s’est déroulée le 8 mai dernier à Bafoussam, au siège de la délégation régionale pour l’Ouest de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun. L’état des lieux circonscrit par Léopold Kamga et Emmanuel Ngnizeko, respectivement président de l’Ipavic et président du comité de gestion de crise du covid-19 au sein de la même structure, dénotent d’un constat : « Si rien n’est fait, le Cameroun sera bientôt en manque de poulets et d’œufs de table ». Cette inquiétude tient de ce que plusieurs aviculteurs quittent de plus en plus le navire. « Le coût de production d’un poulet et d’environ 2000 F. Il est actuellement écoulé à 1500 F. Soit une perte de 500 F par sujet dans le capital du producteur. Il en est de même pour les œufs de table » », précise Emmanuel Ngnizeko. Une saignée qui touche l’ensemble de la chaîne. Les producteurs de poussins, sont obligés d’étouffer leurs produits faute de preneurs. Les machines de production d’aliments sont à l’arrêt. Pour la relance, les acteurs de la filière avicole ont adopté parmi les résolutions, l’accélération de la transformation des produits de la volaille. « La mise en place des chaînes d’abattage, la transformation des œufs en mayonnaise, vont permettre d’avoir des produits qui seront conservés sur une longue période et commercialisés avec une plus grande densité de consommateurs », explique Léopold Kamga. L’appui de l’Etat a été sollicité. Les aviculteurs ont aussi planché sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour encourager la consommation locale, et même la transformation au sein des familles. « Si 50% des ménages s’habituent à utiliser nos œufs pour fabriquer eux-mêmes la mayonnaise bio au lieu d’acheter uniquement l’importé, si d’autres boucanent leurs poulets pour consommer progressivement, il y aura une plus grande demande locale », ajoute Léopold Kamga. Une démarche qui permettrait de densifier la production et de sauver la production du pays.

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