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Vignette technique automobile : Tolérance zéro

Une récente mise au point du ministre Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe insiste sur l’utilisation de l’application Certidocs CT, prescrite depuis le 16 mars dernier.

L e 4 mai dernier, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, a présidé une réunion avec les promoteurs des centres de visite technique automobile. Un seul point à l’ordre du jour : la sécurisation du processus de délivrance de la vignette de visite technique des véhicules. L’accent a été mis sur le strict respect de la nouvelle règlementation relative à l’entrée en vigueur de la nouvelle vignette technique automobile, depuis le 16 mars dernier. La concertation était d’autant plus justifiée par le fait que plusieurs opérateurs fonctionnent encore en marge de la loi. L’on observe l’émission frauduleuse des vignettes de visite technique automobile, le trafic des vignettes de visite technique automobile, la contrefaçon des vignettes de visite technique automobile, la poursuite de l’activité illicite des délinquants et la non-conformité des centres vis-à-vis du cahier de charges les liant à l’administration, etc. A en croire le directeur des transports routiers au ministère des Transports, Divine Mbamome Nkendong, « seulement 30% de véhicules possèdent une visite technique authentique et environ 70% de bus et camions ne passent pas dans les centres de contrôle technique ». Ces manquements sont responsables à hauteur de 20% de causes d’accidents de la circulation routière attribués à l’état technique des véhicules. Le ministre Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe a sonné la fin de la récréation, en recommandant l’arrêt de la production des anciennes vignettes par le partenaire Pressprint. L’arrimage à la nouvelle application dénommée Certidocs CT, développée par la société Prooftag-Catis S.A a été recommandé. Cette dernière devra s’effectuer, de concert avec les équipes de prévention et de sécurité routières du ministère des Transports et les forces de maintien de l’ordre, des descentes sur le terrain. L’objectif est de s’assurer que les promoteurs appliquent la nouvelle technologie. Les contrevenants à cette recommandation s’exposent au retrait de leur agrément, a averti le ministre. Le 22 avril dernier, M. Ngalle Bibehe avait publié un communiqué suspendant 15 centres de contrôle technique automobile, pour une période d’un mois. Localisés dans les régions de l’Adamaoua, du Centre, du Littoral, de l’Ouest et du Sud-Ouest, ces derniers n’ont pas respecté les clauses de leur cahier de charges. Le même département ministériel indique que 32 centres de visite technique automobile exercent légalement au Cameroun.

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