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Lutte contre le covid-19: Un masque facial à visière sur le marché

Lancé le 18 avril dernier par Ange Goufack, le produit suscite l’intérêt et la curiosité des utilisateurs.

L e business autour du covid-19 ne cesse de prospérer. Au Cameroun, plusieurs initiatives ont vu le jour par des promoteurs aux idées originales. Ange Goufack et Edmonde Kennang, proposent un masque facial avec visière. Avec les moyens de bord, la première, spécialiste en marketing et la seconde, couturière, ont fait à la main, avec du tissu pagne, un produit qui a boosté l’activité de couture qui les occupait jusqu’ici. Le 18 avril dernier, Ange Goufack fait un post sur sa page Facebook. Là, Edmonde Kennang arbore un masque facial avec visière. Quatre lignes écrites : « Barrons la route au covid-19 », deux numéros de téléphone et l’indication « Douala », leur ville de résidence. La spécialiste en marketing prend le soin « d’habiller » son post Facebook de quelques photos afin de mieux « vendre » la création. Le but étant de renforcer leur présence digitale, et de faire connaître le produit à un grand public. Le téléphone arabe a également fonctionné, au point où aujourd’hui, la promotrice dit vendre son produit à 1500 F la pièce, avec une production journalière de 150 pièces. « Il faut trois matières pour fabriquer ce produit, le tissu pagne, la popeline de coton et la visière. Ces matériaux doivent être assemblés avec une certaine précaution, voilà pourquoi, nous préférons rechercher la qualité plutôt que le nombre de masques fabriqués à la journée », explique Ange Goufack. L’entreprise des deux sœurs n’a de main d’œuvre qu’elles-mêmes. Cependant, elles n’excluent pas de mettre à contribution d’autres couturières en cas de forte commande. « Il suffira d’expliquer le procédé », ajoute la spécialiste en marketing qui a dû s’investir aussi dans la découpe de tissus. Les deux sœurs qui n’avaient pas envisagé un tel intérêt ont tout de même cherché à « homologuer » leur produit. Avec ses composantes, l’utilisateur pourrait le conserver pendant longtemps. Si les deux entrepreneures ont réussi à capter l’attention des utilisateurs par-delà les mers (Nigeria, France, USA), elles envisagent de tirer profit du capital sympathie créé par ce produit pour l’étendre à d’autres produits en matière de mode, notamment les accessoires et les tenues africaines au pagne. Tout le mérite revient désormais à l’originalité de la création.

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