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Route Bikoula-Djoum: Les travaux à accélérer

Sur les 38 kilomètres à bitumer, seuls huit ont été revêtus, soit un taux d’avancement de 50% pour une consommation des délais de 60%.

I l faut une nouvelle dynamique sur la route Bikoula-Djoum, tronçon de l’axe transfrontalier Sangmélima-Djoum-Ouesso devant relier Yaoundé au Cameroun à Brazzaville au Congo. L’entreprise Arab Contractors, en charge des travaux, a déjà consommé 60% de ses délais de réalisation du projet alors qu’il n’est exécuté qu’à 50%. D’après la mission de contrôle, les travaux y sont presqu’à l’arrêt. Le secrétaire général du ministère des Travaux publics, Urbain Noël Ebang Mve, s’est rendu sur le site les 23 et 24 avril derniers pour redynamiser les effectifs. Mais aussi pour rappeler au constructeur les différentes sanctions qui planent sur lui en cas de non-respect du cahier de charges, notamment la suspension de la signature des avenants, l’entreprise ayant déjà reçu une mise en demeure du maître d’ouvrage. Pour ce qui est des décaissements justement, l’entreprise Arab Contractors a déjà perçu plus de 6,7 milliards de F sur un décompte s’élevant à plus de huit milliards de F. La visite d’évaluation du secrétaire général du MINTP a également permis de constater que les terrassements sont réalisés à plus de 80%. La couche de fondation qui correspond à la couche de matériaux située sous la couche de base et destinée à répartir les efforts dus aux charges sur le sol est posée à 40%. La couche de base qui répartit également les charges sur l’infrastructure routière s’étend sur huit kilomètres. A la base vie de la mission de contrôle, le secrétaire général du MINTP a instruit une meilleure organisation des travaux pour accroître le niveau de rendement de ce projet d’intégration sous régionale. Il s’est également intéressé aux travaux du tronçon Sangmélima-Bikoula (environ 70 km) exécutés par l’entreprise iranienne Kayson Inc. Lesdits travaux vont bon train, après un an d’arrêt lié à la non libération des emprises, à la suspension des décaissements par les bailleurs de fonds, ainsi qu’à la faible mobilisation de l’entreprise sur le terrain. La lenteur des opérations sur le tronçon Bikoula-Djoum reste donc l’un des principaux points pouvant entraver la finalisation des travaux sur le futur axe reliant Yaoundé à Brazzaville, au Congo. Lors d’une récente concertation menée en visioconférence, le MINTP, Emmanuel Nganou Djoumessi, a insisté sur le respect du délai de livraison de ce tronçon fixé au mois de décembre 2020. Ce qui permettra qu’en fin d’année, toute la section de la route Sangmélima-Djoum-Ouesso soit bitumée côté Cameroun.

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