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Riposte contre le covid-19: L’UEMOA envisage une réponse coordonnée

Les dirigeants des huit Etats membres se sont réunis virtuellement le 27 avril dernier dans le but de trouver les solutions économiques et sanitaires les plus adéquates à la pandémie.

Après avoir adopté des plans nationaux de riposte contre le covid-19 d’un montant global de 5 285 milliards de F, l’heure d’une riposte collective a sonné pour les Etats de l’UEMOA. Réunis virtuellement le 27 avril dernier à la faveur d’un sommet extraordinaire, les huit ont passé en revue les plans de riposte de chaque membre, les défis auxquels ils font face notamment en termes d’intrants médicaux et d’impact socio-économique a indiqué le communiqué annonçant la rencontre. L’objectif étant de dégager une stratégie commune contre la pandémie. D’entrée de jeu, Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire et président en exercice de l’UEMOA a dressé le bilan de la propagation de la pandémie au sein de l’Union. A la date du 22 avril dernier, l’UEMOA a enregistré 3200 cas de covid-19 pour 105 décès. Sur le plan économique, la sous-région s’attend à un taux de croissance de 2,7% en 2020 contre une prévision de 6,6% avant la pandémie. D’où la nécessité d’une réponse commune à la crise sanitaire. Pour coordonner la riposte au covid-19, le sommet extraordinaire de l’UEMOA du 27 avril dernier a été l’occasion d’un partage d’expérience entre les Etats membres sur la gestion de cette pandémie. Les plans de riposte des Etats membres ont également été passés au peigne fin. Dans l’ensemble, « le sommet a permis de faire le point sur les effets pervers du covid-19, sur les plans économique et social pour y apporter des réponses communes » a résumé sur Twitter, Roch Marc Christian Kabore, président du Burkina Faso. De ces travaux découlera le plan de riposte communautaire contre le covid-19. La stratégie ainsi définie sera mise en application avec le concours des institutions régionales et des gouvernements des Etats membres. En dehors de l’ambition de limiter l’impact économique dans une région où la récession se profile, il est aussi question pour les Etats de préserver les acquis de l’intégration régionale. L’ensemble des Etats membres a adopté des mesures de limitation de la propagation du virus, notamment la fermeture des frontières qui met en mal l’intégration de la région.

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