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Pétrole: Baisse historique de la production

En perspective, une réduction de la production de six millions de barils par jour du 1er janvier 2021 jusqu’à fin avril 2022.

L es pays membres de l’Opep et de l’Opep+ ont finalement décidé le dimanche de Pâques dernier de réduire la production de pétrole brut de 9,7 millions de barils par jour à partir du 1er mai 2020 et ce jusqu’au 30 juin 2020. La raison ? La production mondiale de pétrole, en grave surplus depuis l’effondrement de la demande, lié à la pandémie du Covid-19. Tout a commencé en fin d’après-midi, le 9 avril dernier avec la réunion en visioconférence de l’Opep+, réunissant les 13 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dont trois – l’Iran, le Venezuela et la Libye – sont exemptés de réduction compte tenu de leur faible production par rapport à leur capacité historique. Dix autres pays partenaires dont le chef de file est la Russie, deuxième producteur mondial de pétrole derrière les Etats-Unis, font partie de cette négociation inédite. Après quatre jours et deux longues nuits de négociations pour convaincre le Mexique d’accepter les termes de l’accord, les pays producteurs se sont accordés le 12 avril dernier sur une réduction historique en comptant les engagements de réduction des pays producteurs n’appartenant pas au groupe des 23 signataires de l’accord Opep+. De même qu’en comparant les quotas alloués aux niveaux actuels de production (plus élevés qu’à fin 2018). Ce sont au total près de 20 millions de barils qui devraient sortir du marché.

L’Opep et les pays membres de l’Opep+ se sont mis d’accord sur une réduction de la production de six millions de barils par jour à compter du 1er janvier 2021 jusqu’à fin avril 2022. La base de calcul pour les ajustements est la production pétrolière d’octobre 2018. À l’exception du Royaume d’Arabie saoudite et de la Russie, tous deux avec le même niveau de référence de 11 millions de barils par jour. D’après les experts, cette décision est historique du fait qu’elle s’appuie sur la Déclaration de coopération de 2016. Au fil des ans, ce sont les efforts conjoints des pays membres de l’Opep et de leurs alliés au sein de l’Opep+ qui ont abouti à la constitution d’une coalition industrielle capable de faire passer les intérêts du marché en premier. Les producteurs africains jouent un rôle clé dans cet effort, via les pays membres de l’Opep. Ainsi, le Nigeria, l’Angola, l’Algérie, la Libye, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Congo, grâce au soutien de producteurs supplémentaires comme l’Égypte, le Soudan du Sud, le Tchad ou le Niger, ont eu leur mot à dire lors de ces négociations.

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