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Coopération Cameroun-Chine: Une douzaine de projets à accélérer

Des mesures prescrites jeudi dernier par le Premier ministre chef du gouvernement, à l’issue du Conseil de cabinet du mois de mars.

J eudi, 26 mars dernier, un sujet autre que le coronavirus s’est invité dans les services du Premier ministre chef du gouvernement, à l’occasion du Conseil de cabinet qui s’y est tenu : « La revue générale des projets conclus dans le cadre de la coopération sino-camerounaise ». L’importance de ce thème, en ce moment où la crise sanitaire du covid-19 envahit toutes les préoccupations et sclérose les initiatives à travers le monde, se justifie par sa portée économique. Selon les chiffres officiels, il s’agit d’un portefeuille d’environ 3 300 milliards de F, engagés dans une bonne quinzaine de projets touchant à des domaines aussi divers que les infrastructures routières, autoroutières, sportives et portuaires, les télécommunications, l’éducation, l’eau et l’énergie, les loisirs, etc. Des structures qui bénéficient de l’appui de la Chine, à travers quatre guichets de financement. Certains fleurons de cette coopération, à l’instar du barrage de Lom-Pangar ou du port en eau profonde de Kribi, en imposent par leur envergure et leur utilité pour l’économie camerounaise. Tout, à l’égard de ces chiffres colossaux et de l’importance des secteurs impactés par la coopération sino-camerounaise, aurait pu être pour le meilleur.

Seulement, il y a ces soifs mal étanchées et tous ces espoirs inassouvis, représentés par une bonne douzaine d’initiatives qui attendent toujours de sortir de l’ornière. Pour illustrer ces bonnes résolutions en quête de vitalité, le Premier ministre Joseph Dion Ngute, dans son propos liminaire, a fait remarquer que la plupart des projets conclus entre le Cameroun et la Chine au cours de ces dernières années n’ont jusque-là été ni inaugurés, ni réceptionnés. Une situation tellement embarrassante qu’elle a fait l’objet d’un rapport déposé à l’ambassade du Cameroun en Chine par Eximbank-Chine, un des principaux partenaires financiers de la coopération entre les deux pays. Les responsables de cette douche froide à l’enthousiasme, selon le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, sont bien connus. Ils s’appellent absence de maturation des projets ; libération tardive des emprises ; lenteurs dans le paiement des frais dédiés au démarrage des travaux ; non-respect de certaines clauses contractuelles ; prise en compte insuffisante des ouvrages complémentaires indispensables au bon fonctionnement de l’infrastructure principale, etc. Le pire, c’est que dans certains cas, les engagements financiers ont bel et bien été effectués, mais pas les décaissements…

Autant d’incongruités et de lacunes opérationnelles qui ont poussé le Premier ministre à instruire un train de mesures, dont la plus saillante est la mise en œuvre sous la diligence du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et de son homologue des Finances, d’un plan d’apurement des instances financières qui entravent la poursuite des projets en cours. Ceci, en respectant les directives du président de la République, Paul Biya, qui recommande de privilégier les prêts concessionnels et les partenariats public-privés pour la réalisation des projets d’investissement au Cameroun.

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