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Dégradation de la biodiversité: Une facture de 292 921 milliards de F d’ici 2050

E n mi-février dernier, le Fonds mondial pour la nature a publié, en partenariat avec le Global Trade Analysis Project de l’université Purdue et le Natural Capital Project de l’université du Minnesota aux Etats-Unis, le rapport « Global Futures » qui révèle pour la première fois le coût économique du déclin de la nature dans 140 pays. Ledit rapport indique que l’augmentation des inondations, la mort des pollinisateurs, la perte de vie dans les océans, l’érosion du littoral, la limitation du stockage du carbone et des apports en eau…vont faire perdre 479 milliards de dollars, soit 292 921,5 milliards de F par an à la planète d’ici 2050. Soit l’équivalent des économies du Royaume-Uni, de la France, de l’Inde et du Brésil cumulées. Par niveau de responsabilités, l’étude attribue notamment ces pertes économiques à l’érosion des côtes (plus de 3050 milliards de F) et la diminution de la production halieutique (plus de 1220 milliards de F). Les pays les plus impactés en valeur absolue du PIB sont les Etats-Unis, le Japon et le RoyaumeUni, avec respectivement des pertes de 50 720,6, 48 887 et près de 12 833 milliards de F par an. Les pays en développement (en Afrique de l’Est et de l’Ouest, en Asie centrale et en Amérique du Sud) paieront également le lourd tribut. Le rapport indique que les PIB de Madagascar, du Togo et du Vietnam devraient baisser respectivement de 4,2, 3,4 et 2,8 % par an d’ici 2050. Néanmoins, le rapport est optimiste. La tendance peut être inversée, à condition d’assurer une meilleure gestion de l’utilisation des terres, afin d’éviter de nouvelles pertes de zones importantes pour la biodiversité et les services écosystémiques. Le rapport évoque d’ailleurs le scénario « Global Conservation » qui, s’il est mis en œuvre, pourraient permettre d’améliorer les résultats économiques, seraient nettement meilleurs, avec une augmentation du PIB mondial de 490 milliards de dollars, soit 299 559 milliards de F chaque année, par rapport au calcul du scénario du statu quo. La société civile, les opérateurs économiques, les acteurs financiers et les Etats doivent prendre des engagements pour la protection de la nature. Le « New Deal for Nature and People » défini par le Fonds mondial pour la nature constitue une aubaine pour restaurer la nature au bénéfice des peuples et de la planète.

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