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Afrique centrale: La bourse affiche ses ambitions

Après la réunion des places boursières à Douala, l’entreprise veut accueillir plus de demandes et offres comme ceux du Gabon et Safacam.

L a Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) a procédé vendredi dernier à Douala à la première cotation de certaines obligations de l’Etat du Gabon et l’entreprise Société africaine forestière et agricole du Cameroun (Safacam). Les valeurs mobilières ainsi officiellement admises en bourse sont respectivement nommées « EOG 6,25% net 2019-2024 » et « Safacam 6% HT 2019-2022» Dans le monde de la bourse, indique le dictionnaire économique et financier, la cotation désigne l’opération par laquelle un titre financier entre sur le marché boursier. La cotation consiste donc à attribuer une valeur de marché à un titre émis par une société. Pour ce faire, l’émetteur du titre doit remplir certaines obligations. Il doit fournir des éléments comptables relatifs à la société cotée, ou encore effectuer l’annonce de la cotation.

Le ministre gabonais de l’Economie, Jean-Marie Ongadaga, s’est félicité de la réussite de l’opération qui a permis à son pays d’emprunter 126 milliards de F. Cette performance témoigne de la confiance des acquéreurs de ces obligations à l’évolution de l’économie gabonaise. Envisageant les perspectives de rémunération de la dette contractée par le gouvernement gabonais, il a estimé que la situation de l’économie de son pays se redresse progressivement après les difficultés de 2016. Il a même annoncé que le Gabon ambitionne d’être un « émetteur de référence » sur le marché de la BVMAC. Quant à la Safacam dont 20% du capital sont détenus par des participations à la bourse, elle consacrera son appel à l’épargne à réorganiser son endettement (du court vers le moyen terme), à l’augmentation de ses capacités productives et au rajeunissement de son verger. Opération publique, la cotation du Gabon et de Safacam suit un ensemble d’activités loin des regards qui ont permis de réussir la fusion des deux bourses existant jusqu’alors dans la zone Cemac (l’ex-BVMAC fusionnant avec la camerounaise DSX). Henri-Claude Oyima, président du conseil d’administration de la BVMAC a notamment relevé que depuis juillet 2019, l’établissement a réuni le personnel qui se trouvait éparpillé entre Libreville et Douala. La bourse a aussi transféré les données qui servaient jusqu’alors dans la capitale gabonaise vers le siège rénové dont elle s’est dotée. Trois chiffres clefs illustrent cette activité boursière à ses yeux : 1 683 524 titres ont été émis pour un volume de 19 milliards de F entre juillet de l’an dernier et janvier 2020. Enfin, la BVMAC a réuni 253 milliards de F de capitalisation et 763 milliards d’encours d’obligations. Il reste pour l’avenir à achever la restructuration du marché que la fusion matérialise, a encore déclaré M. Oyima. De la sorte, conclura Gilbert Didier Edoa, représentant du ministre des Finances, les investisseurs trouveront en la BVMAC un moyen de diversifier leurs placements et réduire les risques. Il a cependant invité la bourse à intégrer les technologies de l’information pour alimenter et animer davantage le marché boursier. Dès lors que, soulignera-t-il, l’appel à l’épargne publique via la bourse permet d’améliorer le financement de l’économie. Comme à telle société d’accéder au marché de capitaux pour lever des fonds et financer ainsi son développement.

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