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Industrialisation du textile: L’Afrique cherche ses marques

Les réflexions du Salon international du textile africain tenu en janvier dernier à Malabo mettent l’accent sur la promotion locale du port du textile et la valorisation de la chaîne de valeurs du coton.

« Industrie du textile africain : état des lieux et stratégies de développement ». C’est sur ce thème que s’est déroulée la 6e édition du Salon international du textile africain (SITA), à Malabo en Guinée équatoriale, du 24 au 26 janvier dernier. A travers une exposition-vente de produits textiles, des conférences, des défilés de mode et la Nuit du coton, le textile africain a été filé en amont comme en aval. D’après le commissaire général du SITA, le Burkinabè Abdoulaye Mossé, l’objectif recherché était d’explorer les pistes d’internationalisation du textile produit sur le continent. Le défi étant de sauver, professionnaliser, innover pour rendre l’industrie du textile africain compétitive et porteuse d’espoir pour l’économie africaine. D’après la représentante du président de la Commission de l’Union africaine, Ron Osman Omar, « les richesses du coton doivent rester en Afrique. L’Afrique est un continent riche, nous n’avons pas le droit qu’il y ait des Africains pauvres ». Et, parce que le textile fait partie de l’agenda 2063 de l’Union africaine, Ron Osman Omar a plaidé pour sa valorisation et son industrialisation afin d’hisser l’Afrique dans le classement des trois premières puissances mondiales en la matière. Les bonnes pratiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) forcent déjà l’admiration. D’ailleurs, l’objectif stratégique de « l’agenda coton-textile » de la région est de transformer le quart, soit 25%, de la production de la fibre de coton au plus tard cette année, avec des effets directs et indirects escomptés en termes de valeur ajoutée et de création d’emplois. Le SITA a également mis en lumière la chaîne de valeurs du coton, pour que le filage, le tissage, la teinture et la couture se fassent en Afrique. Les initiatives de consommation locale doivent être encouragées pour promouvoir le coton made in Africa. C’est dans cette logique que le SITA fait les yeux doux à la diaspora pour vulgariser le port du textile africain. La qualité du textile à l’international passe en outre par l’amélioration de l’infrastructure qualité et de la production du coton biologique. Le SITA 2020 a vu la participation d’une vingtaine de délégations dont celle du Cameroun qui a remporté le prix du meilleur stylise SITA 2020, décerné à Momo Tokou qui a reçu un trophée, une attestation et la somme de 1,5 million de F.

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