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Développement des chaînes de valeur agricoles: La disponibilité des équipements fait défaut

D’après le Ceneema, 75% des outils utilisés sont manuels, contre 5% motorisés ou complexes.

Dans la chaîne de valeurs de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles, le maillon des équipements agricoles et agro-alimentaires traîne encore le pas. Lors du récent atelier national de réflexion sur la dynamique de promotion de l’usage et de la fabrication des équipements de transformation des produits agricoles tenu à Yaoundé du 28 au 30 janvier dernier, les contraintes de cette filière ont été mises sur la table. Il s’agit entre autres de : la méconnaissance des équipementiers locaux, des besoins en équipements et du marché de la transformation agricole et agro-alimentaire, le déficit de structuration des acteurs en réseaux, le faible développement du partenariat inter-acteurs, la faible performance des équipements fabriqués localement, le coût onéreux des équipements importés, l’insuffisance des moyens financiers, l’indisponibilité des pièces de rechange pour les outils complexes, l’insuffisance d’actions d’accompagnement en vue du renforcement des capacités des artisans/fabricants locaux pour faire face à l’évolution technologique, les commandes irrégulières, le faible pouvoir d’achat des utilisateurs, etc.

En l’état actuel, reconnaît le Projet de développement des chaînes de valeurs agricoles (PD_CVA), la défaillance du système local dans la fabrication des équipements répondant aux exigences du marché constitue un handicap majeur à la promotion des chaînes de valeurs agricoles. Le Centre d’études et d’expérimentation du machinisme agricole (Ceneema) va plus loin en indiquant que 75% des outils utilisés sont manuels, contre seulement 5% motorisés ou complexes. Le secteur de la transformation mécanisée est par ailleurs estimé à seulement 8%. Du côté de l’Agence des normes et de la qualité (Anor), il y a à date, 17 projets de normes en étude dans le domaine de la mécanisation, mais aucune n’est encore élaborée. Afin de dynamiser le secteur des équipements agricoles, les participants ont recommandé la mise en place d’une plateforme d’échanges regroupant les acteurs des filières (ananas, palmier à huile, banane-plantain) et les cabinets d’études pour la conception des équipements de transformation. Il est également question de réaliser la cartographie de la mécanisation agricole de toutes les filières. L’accompagnement des acteurs dans la construction d’une usine de fabrication des pulvérisateurs et atomiseurs et l’élaboration en ligne d’un répertoire des équipementiers et leur mise en réseau pour promouvoir le label Made in Cameroon sont autant de chantiers à explorer.

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