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APE Cameroun-Union européenne: Un nouvel outil pour adresser la qualité des exportations

Le dispositif d’appui à la compétitivité du Cameroun qui devrait être opérationnel au courant de ce premier trimestre à vocation à renforcer la productivité des entreprises locales.

Un nouveau dispositif est annoncé au courant du premier trimestre de l’année en cours, dans le cadre du volet « coopération au développement » de l’accord de libreéchange qui lie le Cameroun à l’Union européenne (UE). Il s’agit du Dispositif d’appui à la compétitivité du Cameroun (DACC), initiative de la partie européenne. « Cet outil va, nous l’espérons vivement, régler plusieurs problèmes liés à la qualité des produits exportés du Cameroun », a confié Hans-Peter Schadek, le chef de délégation de l’UE au Cameroun, dans une interview qu’il a accordé au magazine « Le Bulletin du patronat », produit par le Groupement inter patronal du Cameroun. Bien que le marché européen soit ouvert aux produits camerounais conformément aux termes de l’Accord de partenariat économique (APE) d’étape, la qualité et le niveau élevé de standard requis à l’entrée des produits, discrimine encore une bonne quantité de marchandises made in Cameroon. Pourtant, le potentiel d’exportation existe, notamment dans les produits agro-alimentaires. En 2018, les exportations camerounaises à destination de l’UE (927,8 milliards de F) ont baissé de 107 milliards de F. Tandis que les importations (1 028,4 milliards de F) étaient en hausse de 92,6 milliards de F. Soit un déficit de 100,6 milliards de F après l’excédent de 99 milliards de F réalisé en 2017. Le Cameroun vend essentiellement sur ce marché les huiles brutes de pétrole, le cacao, l’aluminium, la banane fraîche, le beurre, graisse et huile de cacao, le café et le gaz naturel.

Version améliorée

Le DACC n’est pas le premier outil du genre. Avant lui, l’UE a financé le Programme d’appui à l’amélioration de la compétitivité de l’économie camerounaise (PACOM) et divers autres programmes dédiés. Le dispositif qui sera mis en place pendant ce trimestre est une version repensée du PACOM. « Il devrait être plus réactif et plus efficace, de sorte à mieux répondre aux attentes des entreprises », explique le diplomate européen. Tout a été fait pour débarrasser ce nouvel outil des lourdeurs administratives. Le DACC interviendra dans les domaines de l’efficacité énergétique et de la normalisation. Un accent sera également mis sur l’amélioration du climat des affaires et l’appui direct aux entreprises et aux organisations intermédiaires ou patronales. S’agissant de l’appui aux entreprises, volet le plus important, il prendra la forme de soutiens techniques, soit individuel (auprès de l’entreprise ou de l’organisation) soit collectif (formations, études conjointes, mise en commun des ressources).

Nouvelle méthode

D’après les explications du chef de délégation de l’UE au Cameroun, pour éviter une dispersion des ressources, ces appuis se feront dans des filières et des domaines bien spécifiques, à l’instar de la production et la transformation ; la commercialisation ; l’export ; la gestion ; la recherche et l’innovation ; l’accès aux financements et le montage des projets. Les filières seront définies suivant leur potentiel en matière de création d’emploi ; la demande du marché et le potentiel d’exportation ; la valorisation des matières premières locales et la création de valeur ajoutée ; les critères environnementaux ; l’alignement avec les priorités du gouvernement ; etc. L’outil, sur le plan opérationnel, sera pilotée par une unité de gestion de projet. Elle sera basée à Douala et confiée à un consortium emmené par l’entreprise Sofreco. Cette unité aura la charge de la gestion quotidienne du dispositif. S’il est censé voir le jour entre janvier et mars de cette année, les premières activités d’assistance technique auprès des entreprises sont prévues pour le début du deuxième trimestre 2020.

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