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Diamant: 14 000 carats exportés en neuf ans

L’an dernier, près de 595 carats ont été exportés, pour un flux financier de 43 millions de F. 

Depuis l’adhésion du Cameroun au Processus de Kimberley en 2011, plus de 14 000 carats de diamant d’une valeur de 4 milliards de F ont été exportés, avec une contribution à titre de recettes de plus de 400 millions de F dans les caisses de l’Etat. L’annonce a été faite le 27 décembre dernier par le secrétaire national permanent du processus de Kimberley, Daniel Mackaire Eloung Nna. Par ailleurs, le secrétariat national permanent du processus de Kimberley (SNPPK) a délivré sept certificats au cours de l’année dernière. Ce qui a permis d’exporter 594,82 carats ayant généré un flux financier de 42,8 millions de F. En marge de la session annuelle du comité de pilotage du secrétariat permanent, il a été également révélé que les activités menées en 2019 ont permis de tracer la production de 1595,80 carats de diamant. Cette production provenait de 16 bassins de production répartis dans les arrondissements d’Ouli, Kétté, Batouri, Kentzou et Yokadouma, dans la région de l’Est. Quant à la production nationale, elle est d’environ 5000 carats par an. « Mais, cette production peut être augmentée si on procède à un maillage beaucoup plus serré sur tous les chantiers afin de contrôler au moins 90% du territoire. L’exploitation artisanale est la preuve de l’existence de la ressource », a confié Daniel Mackaire Eloung Nna. La feuille de route de cette année prévoit la réalisation d’une cartographie détaillée des sites de production potentiels, afin de mieux maîtriser la production. L’accent sera aussi mis sur la formalisation de la chaîne de production et de commercialisation des artisans miniers et des collecteurs. A ce titre, le SNPPK sollicite un montant de deux milliards de F. En perspective, il y a le projet de création d’une unité pour tailler, c’est-à-dire traiter et transformer le diamant. « C’est un projet porteur pour notre économie. Il faudrait qu’à terme, on parvienne à un niveau d’exploitation suffisant pour soutenir la mise en place d’une unité de ce genre. Nous travaillons là-dessus, mais ce n’est pas à court terme », a indiqué le ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique (MINMIDT), Gabriel Dodo Ndoke, par ailleurs président du comité de pilotage du processus de Kimberley-Cameroun. 

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