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Lutte contre la vie chère: Concertations fructueuses

Lundi dernier, les opérateurs économiques ont rassuré le ministre du Commerce sur la disponibilité des produits de grande consommation sur le marché national.
2020 commence bien pour le ministère du Commerce (Mincommerce). Il y a un an, au cours de la concertation de début d’année entre le chef de ce département ministériel et les opérateurs économiques, les visages étaient crispés, la tension était notable quant à l’application des innovations de la loi de Finances. Les acteurs de la filière boissons hygiéniques, vins, alcools, liqueurs et spiritueux étaient tiraillés avec les consommateurs, l’association de protection des droits des consommateurs et les pouvoirs publics. « Je me félicite d’avoir pu trouver l’accalmie au cours de l’année qui s’achève. Il y’avait des sujets qui ont suscité de nombreuses concertations entre acteurs des différentes filières. Heureusement, cette année, rien de pareil », a précisé Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce. Cette année, la concertation entre les acteurs des différentes filières a permis de mettre le cap sur l’année qui commence avec pour maître-mot : « qualité » à tout point de vue. A commencer par les acteurs de la filière riz qui ont été les premiers à être reçus par le Mincommerce. Ils ont convenu non seulement de prendre des mesures qui s’imposent pour un meilleur approvisionnement afin de faire face à toute éventuelle pénurie provoquée ou subie, mais surtout de travailler au meilleur conditionnement de ces denrées alimentaires périssables. En ce qui concerne la production nationale, la Semry table sur une prévision de 45 000 tonnes de riz blanchi. Pour ce faire, 13 500 hectares de terre seront mis à contribution. Les acteurs de la filière farine de blé et pâtes alimentaires, matériaux de construction (ciment, fer à béton et autres produits ferreux) ont été également invités au respect des normes et qualité. Les opérateurs économiques de la filière ont fait des prévisions de 900 000 tonnes de blé importé pour cette année. Ce qui est en légère hausse par rapport à 2019. Lors des discussions qui se sont poursuivies toute la journée, la question de la zone de libreéchange continentale africaine n’était pas en reste. Les opportunités qu’offre le grand marché africain pourraient, de l’avis des opérateurs, permettre une meilleure intégration régionale de nombre de nos filières. Les acteurs de la filière cosmétique, viande de bœuf et poisson ont notamment relevé qu’ils y travaillent. Tout comme le segment de la grande distribution, qui a vu l’installation de nouveaux acteurs. La promotion des produits du terroir devrait être une priorité à en croire tous les acteurs qui se sont succédé dans la salle de réunion du Mincommerce. « Le Made in Cameroon doit être au centre de toutes les filières afin de dynamiser l’économie locale », a conclu Luc Magloire Mbarga Atangana. 

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