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Transformation locale: Les jeunes s’engagent dans le Sud

L’ouverture dans la région de centres de formation aux métiers agricoles a décuplé l’intérêt pour le travail de la terre. Et les premiers fruits se dégustent déjà.

Des stands pleins de produits agricoles transformés localement : alcool d’ail, huile de piment, pierre noire, etc. Les fruits de la recherche menée dans les écoles d’agriculture d’Ebolowa, chef-lieu de la région du Sud. Les prix proposés pendant la grand-messe des seigneurs de la terre tenue les 19, 20 et 21 décembre derniers, défiaient toute concurrence. Un litre d’alcool d’ail entre 5000 et 8000 F ; un litre d’huile de piment à 10 000 F et une pièce de pierre noire à 500 F. A l’Ecole des agents d’agriculture, cela constitue désormais le crédo de ces jeunes gens qui ne demandent plus que l’encadrement et le suivi des pouvoirs publics. Clémentine Ananga Messina, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) chargé du Développement rural, présente à l’édition 2019 du comice agropastoral régional du Sud, a exhorté ces jeunes à s’engager davantage résolument dans l’agriculture et à la transformation locale de leur production. Par la même occasion, en présence du gouverneur Félix Nguélé Nguélé, le membre du gouvernement a recommandé aux municipalités de se spécialiser dans des filières spéculatives, afin de créer des unités locales spécialisées de transformation. Ce n’est plus un secret pour personne. A Ebolowa, l’engouement des jeunes pour le travail de la terre est visible. Une tendance liée à l’existence de nombreuses écoles de formation du Minader. Dans ces centres d’apprentissage, l’apprenant n’est nullement plus un réceptacle, du contenu de la formation, mais plutôt, l’acteur principal, corroborant de ce fait un adage africain qui dit : « ce qui se fait sans moi est contre moi ». Ces élèves de l’Ecole technique d’agriculture d’Ebolowa, peuvent désormais être considérés comme un potentiel de développement. « Nous sommes déterminés à relever le défi de la transformation locale de nos produits agricoles », confiera l’un d’eux. Il est question, du point de vue des formateurs, de surfer sur les sites cognitifs des jeunes en formation, par de nouvelles images contextuelles qui feront de leur rêve, une réalité. A travers cette action et leurs méthodes, l’objectif reste pour l’instant, de susciter parmi eux, l’envie d’échanger et de partager leurs expériences quotidiennes de l’agriculture et de la transformation de la production, en tenant compte de leurs connaissances et des réalités locales. Mais aussi, de stimuler leur engouement à se positionner sur le devenir du métier d’agriculteur et exprimer leur ambition personnelle. Il est également prévu de susciter la prise de conscience sur le rôle de l’agriculture dans la création d’emplois et de richesse et la préservation du patrimoine naturel et culturel camerounais.

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